Star Trek TOS (The Original Series) est une série qui a accompagné mon enfance. J’étais fasciné par ces aventures intergalactiques, ces rencontres avec des formes de vies parfois très étranges, et le sérieux de l’équipage de l’USS Enterprise, malgré l’aspect comique de certaines situations.
Le Star Trek 2009 de JJ Abrams est un vrai délice : tout en remettant au goût du jour un classique de la science-fiction, il conserve l’esprit original, y compris dans le scénario parfois tiré par les cheveux. Même s’il s’agit d’une reconstruction de l’univers familier des Trekkies dans un monde parallèle, j’ai bien retrouvé mes personnages préférés.
Il faut au moins avoir vu la série originale et connaître les personnages pour apprécier les multiples références qui fusent tout au long du film, et apprécier la façon dont certains aspects qui pourraient porter le flanc aux critiques sont parfois délibérés. Il y a des invraisemblances, certes, mais certains épisodes de la série frisaient parfois le ridicule, et c’est pour ça qu’on l’adorait 
J’ai bien retrouvé Spock (je trouve Zachary Quinto très bon dans le rôle, et j’ai adoré le fait que Leonard Nimoy soit dans la distribution) partagé entre son humanité et sa « vulcanité », l’arrogant James T. Kirk, et la sensuelle Uhura qui semble tout droit sortie de la série des années 1960. Scotty, Bones (McCoy) et même Chekov sont aussi présents, fidèles au poste. Le nouveau Sulu en revanche m’a laissé de marbre, mais peut-être que dans les prochains épisodes (car je suis certains qu’il y aura des suites) son personnage s’étoffera un peu.
Le seul truc un peu bizarre, c’est que je n’ai pas trop reconnu les Romuliens, qui dans mes souvenirs avaient une apparence beaucoup plus proche des Vulcains, et qui pour l’occasion ressemblent à des joueurs de rugby néo-zélandais[1]. Mais c’est un détail mineur qui ne gâche en rien le plaisir du film.
Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu un film qui me faisait ainsi retomber en enfance. Regarder le dernier Star Trek, c’est un peu comme retrouver un vieil ami qu’on avait depuis longtemps perdu de vue.
Live long, and prosper.
Notes
[1] Edit:d’après iMDB il s’agirait d’un rite romulien qui consite à se raser et se faire tatouer la tête en signe de deuil, suite à la perte d’un proche.
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