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Les feuilles mortes se ramassent à la pelle

Cette année Halloween est tombé un samedi, et nous avons passé l’après-midi et la soirée à Paris[1]. Les enfants ont eu le plaisir de faire la tournée des bonbons, tandis que les hommes sont restés dans le jardin à discuter autour du feu en se réchauffant à l’aide de breuvages alcoolisés. L’un des sujets de discussion était ce week-end de camping familial qui est prévu pour la mi-février — ça va être une première pour nous et je vous raconterai plus tard comment se sera passée notre première partie de camping d’hiver.

Nous avons passé une excellente soirée, et le temps est passé si vite que nous sommes rentrés beaucoup plus tard que prévu… et comme je n’étais pas en état de conduire c’est Noey qui s’est payée le trajet Paris-Waterloo au milieu de la nuit. L’avantage c’est que quand j’ai bu je parle beaucoup, et j’ai fait la conversation.

Fort heureusement c’était la nuit du changement d’heure, et nous avons eu droit à une heure de sommeil supplémentaire avant de nous attaquer à la l’objectif de la journée : le râtissage des feuilles. Les conditions sont idéales : les arbres sont presque nus et le temps est doux et sec.

Au début les enfants préféraient se jeter et se rouler dans les feuilles mortes plutôt que les ramasser, mais lorsque la mi-journée est arrivée ils se sont rendus compte de l’ampleur de la tâche et ont décidé de vraiment donner un coup de main parce qui sinon on y serait encore à la tombée de la nuit.

Ainsi, notre journée s’est déroulée au rythme des coups de râteau, avec le bruissement des feuilles en fond sonore… et celui des souffleuses électriques qu’utilisent certains de nos voisins. C’était un peu comme si toute la ville était en train de balayer les feuilles.

Dans l’après-midi nous avons fini de construire la montagne de feuille qui se trouve maintenant au bord de la route, et que les camions de ramassage viendront aspirer en début de semaine. C’est un peu comme si nous avions un énorme banc de neige[2] devant la maison, sauf qu’il est orange.

Et le reste de la journée s’est passé auprès d’un bon café, à trier les bonbons récoltés la veille par les petits monstres, tout en écoutant Manola travailler son Chopin et son Beethoven.

Voilà, c’était encore une journée de notre terrible vie au pays des castors et des ours bruns.

Notes

[1] Paris, Ontario, Canada.

[2] Ce qui me fait penser qu’il faut maintenant préparer les pelles à neige… snif ;-(

REÉÉ

Hein ? Ça veut dire quoi REÉÉ ? c’est une nouvelle onomatopée ?

Non, ça signifie Régime Enregistré d’Épargne Études. C’est un placement destiné à financer les études post-secondaires de nos petites têtes brunes, auquel le gouvernement participe en ajoutant 20% à nos contributions : par exemple si je place 100$ par mois dans le compte de Maxime, Mr Canada ajoutera à chaque fois 20$. Pas mal non ?

On a mis le temps (mieux vaut tard que jamais) mais on a finalement ouvert les comptes de Maxime et Manola… en espérant qu’ils décideront d’intégrer des universités Nord Américaines qui bien que plus onéreuses que leurs homologues françaises ont à mon avis un bien meilleur niveau. Je dirais que ce qu’on appelle « universités » aux US ou au Canada (y compris les community colleges des US) s’apparente plus à ce qu’on appelle « grandes écoles » en France, avec le côté « Anne-Sophie, Charles-Hubert » en moins.

En fait j’espère surtout qu’ils auront la chance d’exercer un métier qu’ils auront choisi, qu’ils prendront plaisir à travailler et gagneront suffisamment pour ne pas s’inquiéter des fins de mois ni de leur avenir.

Windows

  • Ici les fenêtres coulissent de haut en bas. C’est ce qu’on appelle les fenêtres à guillotine. Dans la même veine, les porte-fenêtres (porte de patio comme on dit) sont également coulissantes (mais horizontalement, parce que dans l’autre sens ça serait vraiment pas pratique, sauf pour les Hobbits peut-être). Les portes ou fenêtres qu’on ouvre en deux pans vers l’intérieur existent cependant, mais elles sont rarissimes (et super chères). On appelle ça des modèles « à la française », même chez les anglos (French windows), mais chacun sait que la guillotine est aussi une invention française :p
  • Les fenêtres n’ont pas de volet. Parce que j’imagine que personne n’aurait envie d’aller les fermer en hiver, par -30°C
  • On trouve souvent des stores à lamelles (horizontales ou verticales) aux fenêtres et portes-fenêtres. Comme ça on a l’impression d’être au bureau même quand on est à la maison.
  • Il est également courant de ne rien avoir aux fenêtres : on voit tout ce qui se passe dans votre salon, et c’est pas grave, c’est normal. Par contre pas de lumière rouge au-dessus de la fenêtre… sauf à Noël.
  • Les volets roulants sont quasiment inconnus, sauf peut-être pour les abris anti-nucléaires, mais c’est juste une supposition car je n’ai jamais vu de tel abri.
  • De fait, si une pièce a des fenêtres, elle ne connaît jamais l’obscurité totale. C’est pas de chance si vous habitez en face d’une enseigne au néon multicolore et clignotante.
  • Le concept de double rideau est pratiquement inexistant, mais ça doit exister parce qu’on trouve des supports doubles pour barres à rideaux chez Ikea.
  • Les voilages sont rares, et coûtent la peau des fesses.
  • Les fenêtres sont munies de moustiquaires. Ainsi on peut avoir une fenêtre double (mais vraiment double, comme si c’était deux fenêtres l’une derrière l’autre, j’ai vu ça dans des apparts) et avoir en plus une moustiquaire derrière.
  • Les moustiquaires c’est pas juste pour faire joli. En fait c’est moche même. Mais c’est utile parce que les moustiques canadiens sont voraces. Et accessoirement ça fait une barrière contre les écureuils ou les ratons-laveurs (ou pire encore… les skunks).
  • Les portes-fenêtres sont également équipées de moustiquaires… que celui qui ne s’est jamais pris une moustiquaire en pleine face en voulant franchir la porte du patio me jette la première pierre[1].
  • Qui verrouille ses portes et fenêtres ? Franchement j’oublie souvent et ça ne m’empêche nullement de dormir.
  • Bon, en fait c’est quand même inquiétant de partir de chez soi en laissant les fenêtres ouvertes. Combien de fois ai-je entendu « Zut, on a laissé les fenêtres ouvertes ! J’espère que ces gros nuages n’annoncent pas un orage… »
  • Des barreaux aux fenêtres ? Ha ha ha ! On vit pas en prison.
  • Une porte blindée, une serrure à trois points !??? Mwahahaha ! Voir point précédent… Et pourquoi pas des pyjamas orange tant qu’on y est ?
  • Les fenêtres, c’est super important dans une maison canadienne, parce qu’en hiver il fait très froid (scoop !) et il faut par conséquent avoir des vitres isolantes et s’assurer que le cadre des fenêtres est également bien isolé pour éviter les fuites d’air. Avoir une maison bien isolée ça permet aussi de ne pas faire tourner sa clim plus que de raison en été, car en été il fait super chaud.

Voilà. Je ne pensais pas que j’aurais autant de choses à dire dans un billet intitulé Windows, sans émettre aucune critique sur le système d’exploitation du même nom. Mais il est clair que personnellement je préfère Linux. Si vous ne connaissez pas Linux, essayez Ubuntu 9.04, il est vraiment chouette (en plus il est gratuit et vous pouvez l’essayer sans toucher à votre disque dur) :)

Notes

[1] Aïe ! Mais, euh ! C’était juste une façon de parler !

Problèmes mécaniques

Le monospace faisait un drôle de bruit et le moteur avait des ratés. Il a donc fait un tour chez le garagiste, qui a remis les choses en état et a produit le compte-rendu suivant :

"CHECK ENGINE" LIGHT TROUBLES... RUNNING ROUGH
DIAGNOSE POOR RUNNING. DIAG CODES P0302 and P0316
REMOVE SQUIRRELS NEST AND PINE CONES

Il faut croire qu’une famille de rongeurs avait élu domicile sous le capot de la voiture de Noey (à défaut de lion sous le capot), ce que je peux comprendre dans la mesure où il y fait chaud (on a eu une soudaine vague de froid avec des températures de l’ordre de -10°C).

En tout cas on l’aura échappé belle, il ne semble pas qu’il y ait trop de dégâts, genre câbles rongés ou fuite de liquide de frein…

Moi qui m’inquiétais d’avoir des écureuils qui s’infiltrent dans la cheminée (je ne pense pas que la fourrure de rongeur grillée sente très bon), je n’aurais jamais pensé à vérifier le moteur de la voiture !

Alpha - Charlie - Eight - Eight - Zero

Le vol AC880, après avoir décollé de Toronto YYZ à 21h00, un peu en retard pour cause de « marde blanche », s’est posé à Paris CDG ce matin à 10h37.

Bilan 2008 - la quête du bonheur

Comme à chaque nouvelle année qui commence, on fait le bilan de celle qui se termine. Et l’on peut dire que 2008 a été une année intéressante à bien des égards, et globalement une excellente année.

2008, année charnière

Après 7 ans d’hésitations, à chercher nos marques et à essayer de nous stabiliser, nous avons enfin décidé de franchir le pas et de nous installer pour de bon au Canada.

Nous ne voulons plus vivre le cul entre deux chaises, et bien que nous continuions à sacrifier au rituel du 20h (alternant JT de France 2 et de TF1, merci internet) et ne reniions absolument pas notre héritage français, notre vie est maintenant bel et bien au Canada.

Je ne me reconnais plus dans la France ni les Français d’aujourd’hui. Marre de ces lamentations et jérémiades incessantes : j’ai envie de prendre la vie du bon côté et d’apprécier ce qu’elle a à m’offrir… le calme et la paix sociale qui règnent au Canada, la gentillesse des gens et leur politesse me conviennent.

Je me sens bien ici. Du moins pour l’instant. C’est aussi à mon avis un environnement favorable à l’épanouissement de nos enfants. Nous avons donc franchi le pas et enfin fait l’achat d’une maison, où nous nous sommes installés en février, découvrant ainsi les bons et mauvais côtés de la vie du propriétaire canadien (à Paris nous avions un condo neuf : ça n’a rien à voir avec une maison âgée de 30 ans dans un endroit où il fait -15°C l’hiver et 30°C en été). Nous nous sentons bien dans notre nouveau chez nous, et les enfants aussi apparemment.

2008, l’année de la famille

En 2001, notre départ pour le Canada nous a séparé de nos amis et familles… avec le choc culinaire, c’est la chose la plus difficile à vivre dans l’expérience de l’expatriation[1].

Depuis, les visites dans un sens comme dans l’autre ont été peu nombreuses, et nous avons tenu le coup principalement grâce aux progrès récents de l’informatique et des télécommunications. Mais rien ne remplace la chair et le sang.

  • Nous avons ainsi eu la chance cette année de rendre visite à MT en Thailande (merci pour les billets d’avion), et il a pu nous présenter Mui et sa famille. Ça a été un voyage intéressant pour les enfants également qui ont pu se baigner dans l’une de leurs cultures d’origine (nous sommes allés en pays Isaan, où les us et coutumes du peuple Lao sont toujours en vigueur).
  • Pendant notre séjour au Siam, Aunt Lucie qui était en vacances au Viet Nam en a profité pour faire un saut à Koh Samed puis à Bangkok, afin de nous revoir et de rencontrer Mui, Maxime et Manola pour la première fois.
  • Ensuite pendant l’été c’est la France qui est venue à nous, en les personnes de Papi, Mamie, et Bao Phet. Nous avons ainsi vécu à 7 (et même 8) à la maison pendant plus de 3 mois et c’était très agréable. C’est là qu’on apprécie de vivre dans une maison car à aucun moment nous n’avons eu l’occasion de nous marcher sur les pieds…
  • Et enfin pour les fêtes de fin d’année nous sommes allés au Texas rendre visite à Vanh, Joy et Tiffany. Manola et sa cousine sont restées pendant 10 jours comme cul et chemise, et Maxime a bien profité de son séjour également. Ça nous a fait beaucoup de bien de passer Noël et le jour de l’an en famille.
  • En parlant de famille, nous avons également profité de notre présence au Texas pour reprendre contact avec… papa. Ça devait faire 20 ans que nous ne nous étions pratiquement rien dit. Je l’avais revu brièvement à Seattle lors des obsèques d’Uncle Bob l’année dernière. Je l’ai donc contacté en lui disant que nous étions à Dallas ; ce fut l’occasion pour lui de venir de Houston faire la connaissance de ses petits-enfants. Maxime et Manola ont pour la première fois rencontré leur grand-père paternel.

Au niveau famille, beaucoup de choses ses sont passées en 2008. De plus MT et Mui se sont mariés et ont appris qu’ils allaient avoir un bébé. Si c’est pas une année riche en événements familiaux ça !

J’ai passé une très bonne année 2008. Au niveau boulot aussi les choses se passent bien : j’aime toujours autant ce que je fais, et notre secteur d’activité ne semble pas affecté par la crise économique que traverse actuellement la planète. Ça a du bon de gagner sa vie en jouant avec des logiciels libres.

La quête du Saint Graal

Pour 2009 je pense que nous allons continuer sur notre lancée et travailler à consolider notre situation actuelle : pour la première fois nos enfants connaissent un environnement stable, sans bouleversements du côté école ou logement. Il est très important à mes yeux qu’ils se sentent à l’aise et puissent ainsi bien travailler à l’école, sans pour autant oublier d’être des enfants.

Je vais donc travailler à faire en sorte que 2009 nous rapproche un peu plus de mon idéal du bonheur : une vie de famille comblée dans un relatif confort matériel. Je ne cours pas après la réussite sociale ou professionnelle à tout prix, et je ne crois pas que l’argent fasse le bonheur : il y contribue mais il est pour moi un moyen, pas une fin. D’ailleurs je plains ceux qui ne vivent que pour l’argent : leur obsession les conduit souvent à leur perte - j’y ai perdu mon enfance [2] - et je ne veux pas reproduire les erreurs de mes prédécesseurs.

Sur ce, je vous souhaite une excellente année 2009 : qu’elle vous apporte joie, bonheur et santé et qu’elle soit aussi bonne pour vous que 2008 l’a été pour moi !

Beaux nénés à tous !!!

Notes

[1] J’utilise le terme d’expatriation dans le sens d’émigration — nous ne sommes pas des expats de luxe envoyés par notre employeur à l’autre bout du monde : nous avons quitté nos emplois et avons pris nos valises sans garantie de trouver quoi que ce soit à destination.

[2] Je n’en veux à personne. Les choses sont ce qu’elles sont et je comprends - du moins en partie - les raisons et les circonstances.

Road Trip

21 heures et 48 minutes. C’est la durée de notre trajet tel qu’indiqué par notre ami Google Maps…

Itinéraire

Bien entendu, c’est sans compter la tempête, les routes enneigées, le passage à la frontière américaine[1], les deux monstres à l’arrière du véhicule, et le fait que nous soyions humains et avons par conséquent à satisfaire des besoins vitaux tels que manger, faire pipi, ou encore dormir (soyons fous !)

En réalité nous avons quitté la maison le samedi à 7h00 du matin, et sommes arrivés à destination le dimanche soir à 21h30, après une pause dodo à Nashville, Tennessee, qui se trouve à peu près à mi-chemin.

Road Trip

Les enfants ont bien supporté le voyage. Il faut dire que c’était assez différent des trajets de vacances de mon enfance, où l’on n’avait pas de sièges inclinables, de lecteurs audio avec plusieurs jours de musique en mémoire, d’écrans vidéo portables avec plusieurs films par galette (vive le format DivX), ou encore de consoles portables de jeux vidéo.

D’habitude nous choisissons la petite voiture pour transporter la famille (plus économe, plus pratique en ville, boîte manuelle plus sympa à conduire, etc.) mais ceci est exactement le genre de trajet pour lequel le monospace (on dit minifourgonette, ou minivan au Canada) a été conçu : beaucoup de place à l’intérieur, pemettant ainsi d’embarquer nos affaires, les cadeaux de Noël, la glacière, et plein de choses plus ou moins utiles, des sièges individuels inclinables à volonté, permettant aux passagers de dormir pendant que le véhicule avale les kilomètres (ou les miles, selon le côté de la frontière), le régulateur de vitesse réglé à 118 km/h afin de ne pas se faire arrêter par les state troopers. De plus le moteur dépasse à peine les 2000 tours par minute durant tout le trajet, ce qui est également appréciable.

On consomme plus d’essence, c’est un fait, mais pas tant que ça en fait. Sur autoroute à vitesse régulée, ça reste raisonnable. De plus l’essence est vraiment bon marché aux États-Unis : 1,35$ le gallon soit 35¢ le litre, c’est presque deux fois moins cher qu’au Canada, où l’on paye déjà l’essence deux fois moins cher qu’en France !

Bon, tout ça pour vous dire que nous sommes bien arrivés au Texas, où nous avons été accueillis par une vague de froid qui a frappé les États-Unis. Et pendant ce temps le sud de l’Ontario essuie tempête de neige sur tempête de neige, ce qui signifie que lorsque nous rentrerons à la maison il nous faudra dégager l’entrée du garage, probablement rendue inaccessible par un mètre de neige, si ce n’est plus[2].

Depuis notre arrivée Manola et Tiffany ne se quittent plus. Manola est toujours aussi pipelette et son débit de paroles en anglais est tout aussi impressionnant qu’en français. Ellet tient bien de sa grand-mère paternelle…

Maxime de son côté essaie de faire sa place. Plus jeune, c’est difficile pour lui de ne pas se faire délaisser par les deux cousines… mais ça se passe plutôt bien pour l’instant. Les deux filles sont encore comme cul et chemise, et je me demande combien de temps encore avant le premier conflit.

De notre côté nous nous sommes surtout bien reposés, parce que malgré tout, ça fatigue de conduire sur une si longue distance. Et on a aussi fait un peu de Christmas shopping. Ce soir c’est le réveillon et il nous reste encore à préparer le repas. Nous avons reçu quelques victuailles en provenance de France, alors il va falloir trouver un petit Sauternes et du bon pain, pour accompagner les vivres de contrebande.

Voilà voilà… Rien de bien extraordinaire jusqu’à présent, mais le but de ce voyage est de passer les fêtes en famille. Et comme c’est presque devenu un rituel, nous allons également allumer les webcams et établir un pont numérique transatlantique afin de réveillonner avec la famille en France. La famille pour moi est ce qu’il y a de plus précieux, et le fait de pouvoir partager quelques moments de bonheur et de chaleur a une valeur inestimable.

Joyeuses fêtes à tous !

Notes

[1] Toujours aussi agréable… une chance qu’ils n’aient pas été jusqu’à vérifier si nos chaussures étaient de taille 10 — le seul truc qui a fait légèrement tiquer l’agent c’est qu’on a déclaré avoir deux bananes (c’est lui qui a demandé si on avait des fruits ou des légumes, c’est pas moi qui ait essayé de jouer au malin, parce qu’on ne joue pas au malin avec un agent d’immigration américain).

[2] Petit apparté : nous conduisons certainement la seule voiture du Texas équipée de pneus d’hiver qui accrochent même sur la glace… nous sommes parés pour un éventuel retour à des températures négatives dans la région ;)