Le week-end dernier nous sommes allés faire un tour à Chicago. Huit heures de route, une broutille… nous sommes en Amérique du Nord et c’est très courant. Il faut dire que les bouchons des routes de vacances, ça n’existe quasiment pas ici. Il y a bien les embouteillages inhérents aux grandes villes. Le plus gros ralentissement, c’est à la frontière états-unienne : ayant une ressortissante non canadienne dans le véhicule il a fallu passer par le bureau d’immigration. La procédure n’a duré qu’une heure car nous sommes passés à 7h30 du matin, et il n’y avait pas de queue au poste du CBP.
Sur les Interstates traversant le Michigan et l’Indiana, nous avons constaté qu’il y avait des travaux sur quasiment toute la longueur du trajet, en raison des chantiers d’infrastructure dans le cadre du plan de relance économique, mais aussi parce que les routes sont en bien piètre état et ont sérieusement besoin d’être refaites…
Nous somme finalement arrivés à Chicago, où nous avons passé une journée et demi bien remplie. Chicago est assurément une très belle ville, qui nous a réconcilié avec la notion d’architecture dans un contexte nord-américain. J’avais presque abandonné l’idée de voir de belles constructions, un semblant de notion de plan d’urbanisme, ou tout simplement un soupçon d’esthétisme et de bon goût. J’ai adoré Chicago.
Chicago, au bord d’un grand lac, traversé de rivières, présente géographiquement des similitudes avec Toronto, et le centre ville de Chicago fait ressortir à quel point Toronto a raté son aménagement urbain (les aménagement des rives du lac Ontario font pitié, malgré les quelques plages, comparés aux magnifiques parcs de Chicago).
Sur le retour nous avons consacré une journée au shopping en passant par l’un des ces outlet malls que l’on trouve non loin de la frontière et où les Canadiens aiment dépenser leur argent.
La route nous a amené à travers Flint, Michigan, la ville sinistrée où est né Michael Moore. Lorsqu’on regarde les reportages du cinéaste, on sait qu’il exagère certains points, mais dans le cas de la description de Flint (Bowling for Columbine), on ne peut que constater que le délabrement de la ville et son état de désolation sont bien réels. C’est une des choses qui frappent le plus lorsqu’on compare les États-Unis au Canada : les États-Unis ont un côté opulent qui respire la richesse et qui aime montrer une image propre et parfaite, mais le revers de la médaille est que ses quartier pauvres sont vraiment d’une pauvreté extrême. Il y a vraiment un gouffre entre les riches et les pauvres, chose que l’on voit beaucoup moins en République Socialiste Soviétique du Canada (du moins c’est comme ça que nous voient les américains) où il y a moins ce côté flambeur, et où il est beaucoup plus rare de voir les gens pousser l’ensemble de leurs possessions dans un caddie de supermarché…
Enfin bref, passé le cliché social américain, on peut dire qu’on a eu un coup de foudre pour Chicago, et qu’on y retournera. Et cette fois on prendra un hôtel en centre ville pour en profiter un maximum (j’ai repéré le Hard Rock Hotel sur Michigan avenue, un superbe immeuble d’inspiration Art Déco).
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