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mai 2009

Urticaire

Je viens de passer une semaine horrible, avec un urticaire géant qui est apparu d’on ne sait où lundi matin, et qui n’est pas encore complètement parti. C’est ainsi que j’ai passé mon temps entre les sensations de brûlure, les démangeaisons et la somnolence causée par les anti-histaminiques. Et ce matin c’est la grosse migraine parce qu’en fait, bien que les médicaments m’aient assommé, mon sommeil était agité en raison des démangeaisons.

Ce matin c’est presque parti (ça ne brûle plus en tout cas), et il fait beau, alors je vais tenter de sortir un peu ce week-end pour compenser cette semaine perdue… en croisant les doigts pour que ça ne revienne pas.

Voilà, c’était mon billet de petit vieux, celui où je vous raconte mes ennuis de santé.


Civil-État

En tant que parents, nous avons été confrontés au choix des prénoms de nos enfants. Et lors de ces choix, il nous a fallu concilier les cultures de trois pays, à savoir la France où nous avons grandi, le Laos d’où est originaire Noey, et le Viet-Nam qui est mon pays d’origine.

Ainsi il nous a fallu préparer six prénoms à la naissance de chacun de nos deux enfants : trois prénoms féminins et trois prénoms masculins (nous n’avons pas voulu savoir le sexe de nos enfants avant l’accouchement), c’est à dire deux prénoms français, deux prénoms laotiens, deux prénoms vietnamiens.

Ensuite nous avons décidé de mettre comme premier prénom celui qui nous semblait sonner le mieux dans les trois langues. Nous appelons donc notre fille par son prénom laotien, et notre fils par son prénom français.

Il faut de plus savoir que selon les pays, l’ordre des noms et prénoms est différent : en France on met le prénom avant le nom dans la vie courante, mais parfois on inverse dans des circonstances plus officielles. Au Laos le prénom vient avant le nom, au Viet-Nam le patronyme vient toujours avant le prénom.

De plus au Laos, on n’appelle pas les gens par leur prénom : on utilise généralement un surnom. Quasiment tout le monde a un surnom, et il arrive parfois que l’on ne connaisse un proche que par ce surnom. Une fois Noey avait dû faire des démarches administratives pour une cousine, et elle s’est aperçue au moment de remplir un formulaire qu’elle ignorait l’état-civil de sa cousine !

D’ailleurs, Noey ne s’appelle pas Noey : c’est son surnom. C’est comme ça que tout le monde l’appelle, même si ça ne figure pas sur ses papiers d’identité.

Les surnoms laotiens ou thailandais (c’est presque la même langue alors ils sont mutuellement compréhensibles) sont souvent des mots d’une syllabe qui décrivent une caractéristique physique. Noey signifie « petite ». Des jumeaux peuvent être appelés Choi et Toui, ce qui signifie « mince » et « gros ». Parfois on utilise une syllabe du véritable prénom, ou parfois on utilise juste un mot qui décrit le sexe de l’enfant, comme Bak Ham ou I Mo que l’on pourrait traduire respectivement par « quéquette » et « zézette ». Bien que ce dernier exemple soit véridique (par exemple dans le film Ong Bak, l’un des personnages s’appelle Bak Ham Lé qui signifie quelque chose comme « quéquette bronzée » ) je ne pense pas que ça soit très conseillé pour un enfant qui grandira dans un environnement occidental, où ce genre de pratique n’est pas courante. Parfois les surnoms peuvent juste être des jeux de mots ou des trucs rigolos sans réelle signification. Noey me faisait part récemment de la lecture d’un blog où l’on décrivait deux jumeaux surnommés Play et Pause. Leurs parents devaient être d’avides amateurs de soap-operas thailandais en cassettes VHS…

Petite anecdote au sujet des noms de famille laotiens : ils sont presque toujours uniques, ce qui signifie que deux personnes portant le même patronyme ont de grandes chances d’être apparentées. Il existe toutefois des exceptions, car certains noms considérés comme prestigieux peuvent s’acheter pour se donner de l’importance, comme il était autrefois possible en France de se faire ajouter une particule moyennant finances.

En revanche chez les Vietnamiens il y a peu de patronymes : c’est le même système que chez les Chinois, avec d’ailleurs parfois des correspondances : Nguyen (viet) correspond à Yuan ou Ruan (chinois), Tran correspond à Chan, etc. Les noms de famille n’indiquent pas forcément une parenté commune car au fil des renversements de dynasties impériales et prises de pouvoir de seigneurs, il y avait des changements de noms en masse pour éviter de se faire égorger lors d’une opération d’annihilation de toute trace de la famille déchue… par conséquent, le fait qu’un Vietnamien sur sept se nomme Nguyen ne signifie pas qu’il soit descendant de la dynastie Nguyen. C’est d’ailleurs peu probable car les véritables descendants des Nguyen portent des noms différents, beaucoup moins courants.

Au Viet-Nam les prénoms sont souvent composés, et l’on appelle les gens par la deuxième partie de leur prénom. Si par exemple vous connaissez quelqu’un qui se prénomme Minh Quang, l’usage veut que vous l’appeliez Minh Quang ou Quang. Mais pas Minh. Parce que si ça se trouve son frère s’appelle aussi Minh Quelquechose, et tous ses cousins s’appellent également Minh Autrechose. D’ailleurs son père s’appelle peut-être lui aussi Minh Encoreautrechose. Et je n’ai pas pris ces exemples au hasard !!!

Bien que je me sois habitué à la manie occidentale d’utiliser la première partie de mon prénom comme diminutif, c’est une source de malentendus lorsque vous vous trouvez dans un contexte vietnamien.

Si vous rencontrez une personne d’origine vietnamienne qui s’appelle Nguyen Thi Kim, vous saurez que son nom de famille est Nguyen, que son prénom est Kim et que c’est une femme (le « Thi » est la marque d’un prénom féminin). Si ça avait été Nguyen Van Kim, on saurait que c’est un homme.

Vous appellerez donc cette personne Kim (en préfixant par la particule de politesse qui convient, selon le sexe, l’âge et le rang de la personne) mais en aucun cas Thi ou Van, parce que ça ne veut rien dire d’appeler quelqu’un ainsi. De plus écrire Thi Kim Nguyen, avec le nom de famille à la fin, ça fait vraiment très bizarre parce que c’est à l’envers. Évitez ça.

Les vietnamiens du Sud utilisent aussi des surnoms. Mais ce n’est pas aussi compliqué que chez les Lao/Thai. En fait c’est juste des numéros : on commence par « Deux » parce qu’un enfant ne peut pas être « Numéro Un » dans la hiérachie familiale (c’est la place réservée au père). Par exemple je me rappelle tous ces « Oncle Quatre » ou « Tante Trois » de mon enfance. Je ne les connaitrais jamais sous un autre nom. Et c’est ainsi que mes enfants appellent mon frère « Chu Ba », ce qui signifie « Oncle Trois ».

Pour nos propres enfants en revanche nous n’avons pas choisi de surnoms. Tout au plus appelons nous parfois Maxime « Max ». Pour Manola il n’y a pas de diminutif. S’il devait y en avoir un ce serait sûrement « La » ou « I La », mais je trouve que ça ne lui va pas.

Voilà, vous en savez un peu plus sur la façon de vous adresser à un Lao, un Thai ou un Viet. alors vous pourrez vous exercer la prochaine fois que vous en rencontrerez un :)


pfSense

Ayé, petite incursion dans le monde FreeBSD[1]avec l’installation à la maison d’un serveur dédié pare-feu. Le système est pfSense 1.2,2, basé sur FreeBSD 7, le PC est au format mini-ITX équipé d’un processeur Via C3 à 500 MHz, 128 Mo de mémoire et 3 ports ethernet. C’est physiquement le même modèle que celui qui héberge notre service téléphonique (Asterisk), qui fait également office de serveur de sauvegarde.

Le système existe en versions « normale » et en version « intégrée » à installer sur une carte mémoire (Compact Flash par exemple) pour un pare-feu sans disque. J’ai opté pour la version classique car elle permet l’ajout de nombreux modules supplémentaires.

L’installation a pris 45 minutes au total, y compris l’installation sur disque, le raccordement physique et le transfert des paramètres WAN, LAN, adresses fixes DHCP, règles de firewall, et priorités QoS (priorité VoIP).

Le temps d’interruption de la connexion internet a été de moins de 5 minutes ; il était important de le réduire au minimum car notre téléphone fixe en dépend.

pfSense est vraiment un système impressionnant, de niveau professionnel, tout comme m0n0wall dont il est un dérivé, et il intègre nombre de fonctions avancées de VPN, analyse de traffic, filtrage web, rapports divers, etc. Et il est facile à gérer.

pfSense a tout à fait sa place en entreprise, en remplacement d’un Sonicwall ou autre boîtier Cisco PIX 5xx/ASA 55xx, pour le coût tout à fait raisonnable de 0$ hors taxes (attention, il faut ajouter 500 % de TVA, ha ha ha) !

Notes

[1] Historiquement j’ai en réalité utilisé BSD avant Linux, avec Sony NewsOS et 386BSD, il s’agit donc en fait d’un retour aux sources.


REÉÉ

Hein ? Ça veut dire quoi REÉÉ ? c’est une nouvelle onomatopée ?

Non, ça signifie Régime Enregistré d’Épargne Études. C’est un placement destiné à financer les études post-secondaires de nos petites têtes brunes, auquel le gouvernement participe en ajoutant 20% à nos contributions : par exemple si je place 100$ par mois dans le compte de Maxime, Mr Canada ajoutera à chaque fois 20$. Pas mal non ?

On a mis le temps (mieux vaut tard que jamais) mais on a finalement ouvert les comptes de Maxime et Manola… en espérant qu’ils décideront d’intégrer des universités Nord Américaines qui bien que plus onéreuses que leurs homologues françaises ont à mon avis un bien meilleur niveau. Je dirais que ce qu’on appelle « universités » aux US ou au Canada (y compris les community colleges des US) s’apparente plus à ce qu’on appelle « grandes écoles » en France, avec le côté « Anne-Sophie, Charles-Hubert » en moins.

En fait j’espère surtout qu’ils auront la chance d’exercer un métier qu’ils auront choisi, qu’ils prendront plaisir à travailler et gagneront suffisamment pour ne pas s’inquiéter des fins de mois ni de leur avenir.


Star Trek XI: reboot

Star Trek TOS (The Original Series) est une série qui a accompagné mon enfance. J’étais fasciné par ces aventures intergalactiques, ces rencontres avec des formes de vies parfois très étranges, et le sérieux de l’équipage de l’USS Enterprise, malgré l’aspect comique de certaines situations.

Le Star Trek 2009 de JJ Abrams est un vrai délice : tout en remettant au goût du jour un classique de la science-fiction, il conserve l’esprit original, y compris dans le scénario parfois tiré par les cheveux. Même s’il s’agit d’une reconstruction de l’univers familier des Trekkies dans un monde parallèle, j’ai bien retrouvé mes personnages préférés.

Il faut au moins avoir vu la série originale et connaître les personnages pour apprécier les multiples références qui fusent tout au long du film, et apprécier la façon dont certains aspects qui pourraient porter le flanc aux critiques sont parfois délibérés. Il y a des invraisemblances, certes, mais certains épisodes de la série frisaient parfois le ridicule, et c’est pour ça qu’on l’adorait :)

J’ai bien retrouvé Spock (je trouve Zachary Quinto très bon dans le rôle, et j’ai adoré le fait que Leonard Nimoy soit dans la distribution) partagé entre son humanité et sa « vulcanité », l’arrogant James T. Kirk, et la sensuelle Uhura qui semble tout droit sortie de la série des années 1960. Scotty, Bones (McCoy) et même Chekov sont aussi présents, fidèles au poste. Le nouveau Sulu en revanche m’a laissé de marbre, mais peut-être que dans les prochains épisodes (car je suis certains qu’il y aura des suites) son personnage s’étoffera un peu.

Le seul truc un peu bizarre, c’est que je n’ai pas trop reconnu les Romuliens, qui dans mes souvenirs avaient une apparence beaucoup plus proche des Vulcains, et qui pour l’occasion ressemblent à des joueurs de rugby néo-zélandais[1]. Mais c’est un détail mineur qui ne gâche en rien le plaisir du film.

Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu un film qui me faisait ainsi retomber en enfance. Regarder le dernier Star Trek, c’est un peu comme retrouver un vieil ami qu’on avait depuis longtemps perdu de vue.

Live long, and prosper.

Notes

[1] Edit:d’après iMDB il s’agirait d’un rite romulien qui consite à se raser et se faire tatouer la tête en signe de deuil, suite à la perte d’un proche.


Windows

  • Ici les fenêtres coulissent de haut en bas. C’est ce qu’on appelle les fenêtres à guillotine. Dans la même veine, les porte-fenêtres (porte de patio comme on dit) sont également coulissantes (mais horizontalement, parce que dans l’autre sens ça serait vraiment pas pratique, sauf pour les Hobbits peut-être). Les portes ou fenêtres qu’on ouvre en deux pans vers l’intérieur existent cependant, mais elles sont rarissimes (et super chères). On appelle ça des modèles « à la française », même chez les anglos (French windows), mais chacun sait que la guillotine est aussi une invention française :p
  • Les fenêtres n’ont pas de volet. Parce que j’imagine que personne n’aurait envie d’aller les fermer en hiver, par -30°C
  • On trouve souvent des stores à lamelles (horizontales ou verticales) aux fenêtres et portes-fenêtres. Comme ça on a l’impression d’être au bureau même quand on est à la maison.
  • Il est également courant de ne rien avoir aux fenêtres : on voit tout ce qui se passe dans votre salon, et c’est pas grave, c’est normal. Par contre pas de lumière rouge au-dessus de la fenêtre… sauf à Noël.
  • Les volets roulants sont quasiment inconnus, sauf peut-être pour les abris anti-nucléaires, mais c’est juste une supposition car je n’ai jamais vu de tel abri.
  • De fait, si une pièce a des fenêtres, elle ne connaît jamais l’obscurité totale. C’est pas de chance si vous habitez en face d’une enseigne au néon multicolore et clignotante.
  • Le concept de double rideau est pratiquement inexistant, mais ça doit exister parce qu’on trouve des supports doubles pour barres à rideaux chez Ikea.
  • Les voilages sont rares, et coûtent la peau des fesses.
  • Les fenêtres sont munies de moustiquaires. Ainsi on peut avoir une fenêtre double (mais vraiment double, comme si c’était deux fenêtres l’une derrière l’autre, j’ai vu ça dans des apparts) et avoir en plus une moustiquaire derrière.
  • Les moustiquaires c’est pas juste pour faire joli. En fait c’est moche même. Mais c’est utile parce que les moustiques canadiens sont voraces. Et accessoirement ça fait une barrière contre les écureuils ou les ratons-laveurs (ou pire encore… les skunks).
  • Les portes-fenêtres sont également équipées de moustiquaires… que celui qui ne s’est jamais pris une moustiquaire en pleine face en voulant franchir la porte du patio me jette la première pierre[1].
  • Qui verrouille ses portes et fenêtres ? Franchement j’oublie souvent et ça ne m’empêche nullement de dormir.
  • Bon, en fait c’est quand même inquiétant de partir de chez soi en laissant les fenêtres ouvertes. Combien de fois ai-je entendu « Zut, on a laissé les fenêtres ouvertes ! J’espère que ces gros nuages n’annoncent pas un orage… »
  • Des barreaux aux fenêtres ? Ha ha ha ! On vit pas en prison.
  • Une porte blindée, une serrure à trois points !??? Mwahahaha ! Voir point précédent… Et pourquoi pas des pyjamas orange tant qu’on y est ?
  • Les fenêtres, c’est super important dans une maison canadienne, parce qu’en hiver il fait très froid (scoop !) et il faut par conséquent avoir des vitres isolantes et s’assurer que le cadre des fenêtres est également bien isolé pour éviter les fuites d’air. Avoir une maison bien isolée ça permet aussi de ne pas faire tourner sa clim plus que de raison en été, car en été il fait super chaud.

Voilà. Je ne pensais pas que j’aurais autant de choses à dire dans un billet intitulé Windows, sans émettre aucune critique sur le système d’exploitation du même nom. Mais il est clair que personnellement je préfère Linux. Si vous ne connaissez pas Linux, essayez Ubuntu 9.04, il est vraiment chouette (en plus il est gratuit et vous pouvez l’essayer sans toucher à votre disque dur) :)

Notes

[1] Aïe ! Mais, euh ! C’était juste une façon de parler !


Monte dans ta chambre

Il fut un temps où envoyer son enfant dans sa chambre eût été une bonne punition.

Mais de nos jours, enfermer un gamin désobéissant dans sa chambre, c’est presque une récompense : « Quelle joie ! Enfin seule ! Je vais pouvoir bavarder à loisir avec mes 800 contacts Facebook, envoyer des photos de mon nombril à mes amis sur MSN, et faire des grimaces à mes camarades sur Skype ! »

Aujourd’hui le terrain de jeu est devenu virtuel, et les sorties entre potes ne nécessitent même plus de se déplacer physiquement.

C’est ainsi que Mademoiselle notre fille, pour avoir manqué de respect en haussant le ton de façon injustifiée (ouais, je suis comme ça, pas mal vieux jeu), s’est vue infliger la punition suivante : au lieu de la confiner à l’espace de sa chambre à coucher, je lui ai signifié que l’adresse MAC de son ordinateur n’avait plus accès au réseau externe pendant toute une semaine.

Si la punition peut paraître sévère, je constate qu’en réalité cela lui permet de travailler son piano avec plus d’assiduité, et de dévorer encore plus de livres qu’à l’accoutumée.