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janvier 2009

Meuh !

Bonne année ! Cung chúc tân xuân ! Happy New Year!

La vache qui rit


Single dad

Ça fait cinq jours que Maxime et Noey se sont envolés et je suis plutôt fier que la maison ne se soit pas encore transformée en véritable chantier. La vaisselle est toujours faite lorsqu’on quitte la cuisine, on n’a pas trop mangé de cochonneries jusqu’à présent, je prépare le repas chaud de Manola tous les matins, les plantes ne sont pas encore mortes de soif, le linge sale ne s’amoncelle pas encore, l’allée du garage est bien déneigée…

C’est toute une organisation que de bosser, s’occuper de la maison, et d’un enfant. Là où j’ai du mal à suivre, c’est pour les devoirs supplémentaires de Manola (ceux de l’école ils sont faits : ils sont trop faciles pour elle). J’ai tout juste eu le temps de lui donner quelques exercices de conjugaison et de mathématiques. Heureusement elle va d’elle même sur les sites éducatifs et fait de sa propre initiative ses exercices au clavier (les deux claviers : celui du PC et celui du piano). Et elle trouve aussi le temps d’avaler des bouquins.

Je me rends compte que la vie d’un parent célibataire (autre que temporaire, car dans mon cas ce n’est que pour deux semaines) ça ne doit pas être tous les jours facile. En plus moi j’ai la chance de vivre à cinq minutes du boulot, et d’avoir une certaine flexibilité dans mes horaires… c’est pratique quand Manola m’appelle à l’aide parce qu’elle n’arrive pas à ouvrir la porte d’entrée ou que son autobus scolaire est en retard : je me lève de mon bureau, je vais ouvrir la porte de la maison et je reviens derrière mon écran en moins de temps qu’il n’en faut pour une pause-café — au niveau stress ça fait un gros poids en moins.

Sinon, la vie à deux ça a ses bons côtés. Me retrouver seul à seul avec ma fille, discuter avec elle : elle adore bavarder, parler de la vie, de la mort, de la théorie de l’évolution en rapport avec l’enseignement catholique qu’elle reçoit à l’école, se demander pourquoi la neige est blanche, et surtout comment la somme de toutes les couleurs peut-elle donner le blanc… comment peut-on observer les microbes ? et les étoiles ? Enfin bref, vous vous doutez bien qu’avec elle on ne s’ennuie jamais, à tel point que parfois il faut la faire taire pour avoir un peu de silence.

Aujourd’hui je lui avais promis de lui acheter un casque et des lunettes de ski ; nous sommes rentrés à la maison avec une nouvelle paire de ski en supplément. Autant vous dire qu’elle a hâte d’être à samedi matin !

Ensuite elle m’a demandé ce qu’on faisait dimanche… et bien dimanche on se repose ! Je pense qu’on va aller à la bibliothèque. On fera ainsi d’une pierre deux coups : j’aurais un peu de paix et de silence, et Manola pourra assouvir sa soif de lecture. Ouais, en y réfléchissant… la bibli c’est décidément un bon plan :)


Alpha - Charlie - Eight - Eight - Zero

Le vol AC880, après avoir décollé de Toronto YYZ à 21h00, un peu en retard pour cause de « marde blanche », s’est posé à Paris CDG ce matin à 10h37.


La semaine des 5 lundis

Pendant toute la semaine j’ai eu la tête dans le cul, j’ai très mal dormi, et les choses ne se sont pas super bien passées au boulot.

Rien de catastrophique, bien heureusement, mais c’est juste que je n’ai pas réussi à sortir de l’état second dans lequel on se trouve parfois au réveil du lundi matin. En fait pour moi ça a été lundi matin pendant toute la semaine.

Déjà il a fait très froid toute la semaine. D’habitude le froid ne me dérange pas trop… -5°C, -10°C, ça passe très bien, ce n’est pas si désagréable que ça et on s’y fait. Mais là on est quasiment descendu à -30°C, températures réelles[1]. À -30°C vous ne vous inquiétez pas du givre à l’extérieur de la voiture ; vous évitez plutôt de respirer parce que la buée qui s’échappe de votre bouche se transforme en glace dès qu’elle touche le pare-brise, opacifiant ce dernier. Pas génial pour la visibilité.

Le froid ça ne met pas de bonne humeur, mais en plus je n’ai pas arrêté de faire des mauvais rêves (pas vraiment des cauchemars, du moins pas de quoi se réveiller en sueur au milieu de la nuit). Du coup j’ai constamment manqué de sommeil et j’étais comme un zombie toute la journée…

Ensuite je n’ai pas arrêté d’avoir des problèmes d’ordinateur. J’ai installé OpenSuse 11.1 et mon PC n’a pas arrêté de planter, à cause d’une implémentation buggée de Compiz. J’ai mis pas mal de temps avant de trouver pourquoi la machine gelait, mais maintenant c’est réglé.

En plus de ça, mes bases de données Lotus Domino se sont mises à débloquer, et je me suis retrouvé avec des informations fantômes qui revenaient lorsque je les effaçais, et des paramètres qui ne se sauvegardaient pas d’une session à l’autre… Après quelques acrobaties sur le serveur Domino, j’ai réussi à remettre mon profil d’aplomb mais j’ai perdu un temps incroyable dessus, du temps non facturable…

J’ai aussi fait un truc bizarre en installant un serveur et je crois que je suis bon pour recommencer à zéro, mais ça on verra lundi parce que j’avais pas le cœur à m’y consacrer cette après-midi.

Ah oui, aussi j’ai passé un temps fou à diagnostiquer des pannes multiples sur un serveur blade ; mais ça c’est surtout parce que justement c’était des pannes multiples…

Enfin bref, je n’ai pas le sentiment d’avoir été très productif cette semaine, surtout que j’ai passé quelques heures au téléphone à essayer de faire avancer des incidents ouverts chez IBM France… et que traiter au téléphone avec IBM France, c’est un peu comme le parcours administratif des 12 travaux d’Astérix. C’est pas bon pour les nerfs, et ça n’avance pas vite du tout.

Ce qui nous amène à maintenant, vendredi soir, c’est à dire le week-end. Je devrais être content d’être en week-end (et je le suis dans une certaine mesure) mais ça veut aussi dire que demain Noey et Maxime s’envolent pour l’hexagone. Snif !

Bon, là je suis trop crevé de n’avoir pas fait grand-chose de productif ces derniers jours, alors je vais juste m’affaler sur le fauteuil à regarder les flammes danser dans la cheminée.

Notes

[1] Vous remarquerez par exemple que pour lors de conditions extrêmes nos voisins Québécois vous donnent toujours les « températures ressenties » ou températures incluant le « facteur vent » — ce qui permet de gonfler les chiffres et de dire qu’il fait -40°C, voire -45°C. On les aime bien les Québécois, c’est un peu comme les Marseillais du Canada.


Crevé mais content

Après les vacances encore plus fatigantes que le boulot, mais super chouettes malgré tout, je vous présente le week-end hyper crevant, mais néanmmoins vachement sympa.

Samedi

Baptême du ski de Manola. Quitte à vivre dans un pays où il neige beaucoup[1], autant en profiter. Ainsi nous nous sommes rendus avec une amie de Manola à la station de ski la plus proche de chez nous. Elle se situe à l’autre bout de l’agglomération, soit à 15 minutes de chez nous. À l’autre bout du monde pour ainsi dire.

Je me demandais comment ça allait se passer pour Manola, et je dois avouer pour moi-même également étant donné que je n’ai pas chaussé de skis depuis plus de 12 ans. Et bien ça c’est très très bien passé :

  • Manola a vite compris que les pistes pour grands débutants c’était pas pour elle, alors on s’est empressée d’aller sur les pistes bleues sur lesquelles elle s’amuse bien plus. En on a juste eu à lui expliquer le principe de la position de chasse-neige, les trajectoires en S pour éviter de prendre la pente à pleine vitesse, et hop! La voilà partie à dévaler en position ressemblant vaguement au chasse-neige, et carrément en ligne droite, parce que les grands S c’est pas marrant. Inutile de vous dire qu’elle aime ça et qu’on va y retourner (d’autant plus que c’est vraiment pas loin).
  • Pour ma part j’avais un peu peur d’avoir de la difficulté à m’y remettre, mais j’ai été agréablement surpris de bien me débrouiller immédiatement. Il faut dire que la neige était excellente et qu’en plus les skis ont évolué depuis la dernière fois que je suis allé aux sports d’hiver : au risque de passer pour un petit vieux, de mon temps les skis étaient droits et se terminaient en pointe, tandis qu’aujourd’hui ils ont évolué et leur nouvelle forme profilée les rend très faciles à manœuvrer. J’étais surpris de faire des virages en parallèle impeccables dès le premier coup de bâton… on aurait presque dit un pro dites donc !

J’ai ensuite abandonné Manola chez sa grande amie où elle allait passer la nuit, tandis qu’avec Noey et Maxime nous sommes allés à Woodbridge, puis à Toronto, passer la nuit chez Nang.

Dimanche

Nous avons passé la matinée à enlever la moquette dans la chambre de Nang pour y installer du parquet flottant. Ensuite on a commencé le boulot (pas trop mal avancé, ça s’annonce bien en tout cas) pendant que Maxime et Noey sont allés faire un tour à la piscine de l’immeuble (Maxime est un grand fan du bain bouillonnant).

Une fois la nuit tombée nous somme rentrés sur KW, avons récupéré Manola et sommes rentrés à la maison. Dans la nuit de samedi à dimanche il est tombé presque 10 cm de neige, alors bien entendu il a fallu déblayer l’allée du garage, histoire de se réchauffer un peu, ha ha ha !

Voilà, c’était le fabuleux récit de mon week-end, que je vous raconte une tasse de bon espresso à la main, parce que j’ai bien mérité de m’asseoir un peu et de tapoter sur mon ordinateur.

Bon je vais vous laisser parce que je vais rattraper mon retard de « Desperate Housewives » et de « Heroes ».

Notes

[1] Quoi que… en ce moment on se demande presque où est-ce qu’il ne neige pas, bonne mère !


Histoire d'eau

Vendredi 3 janvier, 23h55

Après 14 heures de route, nous sommes contents de retrouver la maison. Le retour au Canada s’est fait avec un peu d’appréhension car nous nous demandions s’il nous faudrait déblayer l’allée en arrivant. La bonne surprise c’est que la neige qui était au sol lorsque nous avons quitté la maison il y a deux semaines (sous la tempête) a miraculeusement fondu pendant notre absence, pour être remplacée par cinq centimètres de neige toute fraîche et toute légère.

Ouf !

Malgré les retrouvailles avec la neige, nous sommes bien contents de retourner au bercail. On décharge la voiture, les enfants se ruent vers leurs chambres respectives, et moi je remet le thermostat à une température douillette (l’avantage des maisons canadiennes c’est qu’en quelques minutes la douce chaleur circule dans toutes les pièces de la maison), et je descends au sous-sol pour sortir le chauffe-eau du mode “vacances” (véridique), et remettre l’eau en marche.

J’ouvre les vannes et… j’entends l’eau couler dans la salle de bain du sous-sol, attenante à la chaufferie.

« Tabarouette! » m’écrie-je (non je blague, en fait ça devait plutôt être un truc du genre « Putain, bordel ! ») en ouvrant la porte de ladite salle de bain : je pensais que j’avais laissé un robinet ouvert, mais en fait l’eau jaillissait du cadre supérieur de la fenêtre située au-dessus du lavabo ! Je me rue dans la chaufferie et coupe l’eau illico.

Raaah ! Mais c’est pas vrai ! Je veux faire pipi, prendre une douche et aller me coucher moi ! Et on est samedi, il est minuit et demi. Flûte de flûte !

Pis maintenant y’a de l’eau qui coule de l’applique du plafond de la salle de bain. C’est pas cool du tout.

Bon, je m’asseois et je réfléchis. Qu’est-ce qu’on fait dans ce cas ? Comment on trouve un plombier le week-end en pleine nuit ? Quelle est l’étendue des dégâts ? Comment je vais faire caca maintenant ? Et la vaisselle ? comment on fait la vaisselle, hein ?

C’est con, on en a tellement l’habitude qu’on ne se rend plus compte à quel point c’est magique d’avoir de l’eau qui coule quand on ouvre un robinet. Contrairement à Noey, moi je n’ai jamais eu à aller chercher de l’eau à la rivière et j’ai toujours considéré l’eau courante comme quelque chose de tout à fait naturel.

Je me saisis du combiné téléphonique. Bip bip bip, tut tut tut…. j’appelle la compagine d’assurance, parce que eux ils vont savoir qui envoyer à la maison. Pendant ce temps Noey finit d’essuyer l’eau… il ne semble pas y avoir de dégâts, et l’eau n’a pas eu le temps d’atteindre le parquet.

Samedi 4 janvier, 1h00

J’explique mon cas à la madame des assurances, et elle me dit qu’elle ouvre le dossier et qu’une compagnie locale va me rappeler d’ici une heure. Sauf que là il est déjà 1h30 du mat, alors je dis à la gentille madame que je préfère qu’on m’appelle à 8h00, parce que là je vais me coucher.

Samedi 4 janvier, 1h30

ZzzZZZzzzz !

Samedi 4 janvier, 8h05

Dring ! Dring ! Le téléphone sonne (c’est pas vrai il fait pas Dring ! Dring ! mais si je vous chante une chanson vous comprendrez pas que c’est le téléphone).

C’est les assurances, ils veulent confirmer mes coordonnées parce qu’ils arrivent bientôt, pour à la fois constater les dégâts et commencer les travaux. Euh… ouais ok, venez mais laissez moi le temps d’enfiler une robe de chambre quand même… Ah 10h00 ? Parfait.

Samedi 4 janvier, 10h00 pile

Ding ! Dong ! (Oui notre carillon fait vraiment Ding ! Dong !) C’est les messieurs des assurances et des travaux. Ils inspectent, ils cherchent l’origine de la fuite, ils mesurent l’humidité des murs avec des appareils magiques qui permettent de savoir s’il y a une fuite à travers les cloisons. Ils prennent des notes. Le monsieur des travaux me dit qu’il m’envoie ses gars d’ici deux heures.

Les dégâts sont très localisés, il semblerait qu’un tuyau ait pété à cause du gel, mais comme on a arrêté l’eau tout de suite on a évité la cata. J’ose pas imaginer si ça avait coulé comme ça pendant deux semaines… non vraiment, j’ose pas.

Deux heures plus tard un camion se gare devant la maison et deux gars sortent avec leur matos. Super sympas. Ils vont voir au sous-sol, ils cassent une partie du plafond en me rassurant : ils remettront tout neuf. Ils veulent ouvrir les endroits touchés par l’eau et dégager les tuyaux.

Ils ont localisé le trou dans la tuyauterie et ils installent leur machines pour assécher les lieux : d’ici 72 heures le sous-sol sera aussi aride que le désert de Gobi, Ils ont aussi mis du produit anti-moisissure (entièrement naturel et pas dangereux pour les enfants d’après eux), et comme nous avons agi rapidement ils me garantissent qu’il n’y a pratiquement aucune chance que ça moisisse.

Maintenant il me reste appeler le plombier pour qu’il répare ça. Le plombier passe une heure après mon appel et nous répare ça en me montrant qu’une partie de notre revêtement extérieur n’a plus d’isolation et qu’un courant d’air a provoqué le gel de la tuyauterie (les températures nocturnes ont joyeusement atteint les -10°C). Il me reste de la laine de verre dans le garage… que j’ai vite fait d’utiliser pour isoler au moins temporairement les parties exposées.

Voili voilà. Maintenant on a l’eau courante et la moitié du plafond de la salle de bain du sous-sol qui a été retirée. Il y a des ventilateurs et un humidificateur géants qui tournent depuis plus de deux jours, mais comme c’est dans le sous-sol on ne les entend pratiquement pas.

Samedi 4 janvier, 15h00

Ma n'atu sole
Cchiù bello, oje ne'.
O sole mio
Sta 'nfronte a te!
O sole
O sole mio
Sta 'nfronte a te!
Sta 'nfronte a te!

Je chante sous la douche :D Yippee !

Ce que je constate c’est que si en Amérique du Nord on doit tout payer au point d’avoir (souvent) l’impression de se faire arnaquer, au moins le service est rapide et efficace. Cette petite mésaventure me coûte 800$ canadiens, mais je m’estime heureux parce que les dégâts auraient pû s’avérer bien plus coûteux et provoquer une nuisance beaucoup plus importante.

En tout cas, le fait que les choses se soient réglées en moins d’une journée nous a permis de passer notre dimanche à Paris (Ontario), pour fêter les rois avec quelques amis francophones.

Le seul point vraiment embêtant c’est que du coup je ne me suis pas reposé depuis nos vacances (qui n’ont pas été de tout repos) et que je me sens crevé pour le retour au boulot…


Bilan 2008 - la quête du bonheur

Comme à chaque nouvelle année qui commence, on fait le bilan de celle qui se termine. Et l’on peut dire que 2008 a été une année intéressante à bien des égards, et globalement une excellente année.

2008, année charnière

Après 7 ans d’hésitations, à chercher nos marques et à essayer de nous stabiliser, nous avons enfin décidé de franchir le pas et de nous installer pour de bon au Canada.

Nous ne voulons plus vivre le cul entre deux chaises, et bien que nous continuions à sacrifier au rituel du 20h (alternant JT de France 2 et de TF1, merci internet) et ne reniions absolument pas notre héritage français, notre vie est maintenant bel et bien au Canada.

Je ne me reconnais plus dans la France ni les Français d’aujourd’hui. Marre de ces lamentations et jérémiades incessantes : j’ai envie de prendre la vie du bon côté et d’apprécier ce qu’elle a à m’offrir… le calme et la paix sociale qui règnent au Canada, la gentillesse des gens et leur politesse me conviennent.

Je me sens bien ici. Du moins pour l’instant. C’est aussi à mon avis un environnement favorable à l’épanouissement de nos enfants. Nous avons donc franchi le pas et enfin fait l’achat d’une maison, où nous nous sommes installés en février, découvrant ainsi les bons et mauvais côtés de la vie du propriétaire canadien (à Paris nous avions un condo neuf : ça n’a rien à voir avec une maison âgée de 30 ans dans un endroit où il fait -15°C l’hiver et 30°C en été). Nous nous sentons bien dans notre nouveau chez nous, et les enfants aussi apparemment.

2008, l’année de la famille

En 2001, notre départ pour le Canada nous a séparé de nos amis et familles… avec le choc culinaire, c’est la chose la plus difficile à vivre dans l’expérience de l’expatriation[1].

Depuis, les visites dans un sens comme dans l’autre ont été peu nombreuses, et nous avons tenu le coup principalement grâce aux progrès récents de l’informatique et des télécommunications. Mais rien ne remplace la chair et le sang.

  • Nous avons ainsi eu la chance cette année de rendre visite à MT en Thailande (merci pour les billets d’avion), et il a pu nous présenter Mui et sa famille. Ça a été un voyage intéressant pour les enfants également qui ont pu se baigner dans l’une de leurs cultures d’origine (nous sommes allés en pays Isaan, où les us et coutumes du peuple Lao sont toujours en vigueur).
  • Pendant notre séjour au Siam, Aunt Lucie qui était en vacances au Viet Nam en a profité pour faire un saut à Koh Samed puis à Bangkok, afin de nous revoir et de rencontrer Mui, Maxime et Manola pour la première fois.
  • Ensuite pendant l’été c’est la France qui est venue à nous, en les personnes de Papi, Mamie, et Bao Phet. Nous avons ainsi vécu à 7 (et même 8) à la maison pendant plus de 3 mois et c’était très agréable. C’est là qu’on apprécie de vivre dans une maison car à aucun moment nous n’avons eu l’occasion de nous marcher sur les pieds…
  • Et enfin pour les fêtes de fin d’année nous sommes allés au Texas rendre visite à Vanh, Joy et Tiffany. Manola et sa cousine sont restées pendant 10 jours comme cul et chemise, et Maxime a bien profité de son séjour également. Ça nous a fait beaucoup de bien de passer Noël et le jour de l’an en famille.
  • En parlant de famille, nous avons également profité de notre présence au Texas pour reprendre contact avec… papa. Ça devait faire 20 ans que nous ne nous étions pratiquement rien dit. Je l’avais revu brièvement à Seattle lors des obsèques d’Uncle Bob l’année dernière. Je l’ai donc contacté en lui disant que nous étions à Dallas ; ce fut l’occasion pour lui de venir de Houston faire la connaissance de ses petits-enfants. Maxime et Manola ont pour la première fois rencontré leur grand-père paternel.

Au niveau famille, beaucoup de choses ses sont passées en 2008. De plus MT et Mui se sont mariés et ont appris qu’ils allaient avoir un bébé. Si c’est pas une année riche en événements familiaux ça !

J’ai passé une très bonne année 2008. Au niveau boulot aussi les choses se passent bien : j’aime toujours autant ce que je fais, et notre secteur d’activité ne semble pas affecté par la crise économique que traverse actuellement la planète. Ça a du bon de gagner sa vie en jouant avec des logiciels libres.

La quête du Saint Graal

Pour 2009 je pense que nous allons continuer sur notre lancée et travailler à consolider notre situation actuelle : pour la première fois nos enfants connaissent un environnement stable, sans bouleversements du côté école ou logement. Il est très important à mes yeux qu’ils se sentent à l’aise et puissent ainsi bien travailler à l’école, sans pour autant oublier d’être des enfants.

Je vais donc travailler à faire en sorte que 2009 nous rapproche un peu plus de mon idéal du bonheur : une vie de famille comblée dans un relatif confort matériel. Je ne cours pas après la réussite sociale ou professionnelle à tout prix, et je ne crois pas que l’argent fasse le bonheur : il y contribue mais il est pour moi un moyen, pas une fin. D’ailleurs je plains ceux qui ne vivent que pour l’argent : leur obsession les conduit souvent à leur perte - j’y ai perdu mon enfance [2] - et je ne veux pas reproduire les erreurs de mes prédécesseurs.

Sur ce, je vous souhaite une excellente année 2009 : qu’elle vous apporte joie, bonheur et santé et qu’elle soit aussi bonne pour vous que 2008 l’a été pour moi !

Beaux nénés à tous !!!

Notes

[1] J’utilise le terme d’expatriation dans le sens d’émigration — nous ne sommes pas des expats de luxe envoyés par notre employeur à l’autre bout du monde : nous avons quitté nos emplois et avons pris nos valises sans garantie de trouver quoi que ce soit à destination.

[2] Je n’en veux à personne. Les choses sont ce qu’elles sont et je comprends - du moins en partie - les raisons et les circonstances.