Je suis persuadé que la maîtrise de la langue, tant parlée qu'écrite, est essentielle à un apprentissage réussi. Il y a bien entendu des tas de paramètres qui vont influer sur le parcours scolaire de nos enfants, mais tout passe par une certaine aisance dans le langage, j'en suis intimement persuadé.
Avec Manola ça a été très facile : c'est un enfant qui a non seulement une curiosité débordante, mais en plus elle a soif d'apprendre et de progresser. De plus elle fait preuve de persévérance, et est un tantinet perfectionniste (nous avons dû la calmer de ce côté parce qu'elle en devenait maniaque -- la perfection rend parfois les choses un peu trop lisses, sans réelle saveur). Manola a donc appris à lire très tôt (elle déchiffrait à 3 ans, elle pouvait lire des mots et des phrases simples à 4 ans, elle lisait des livres complets à 5 ans... on parle de petits livres de la bibliothèque rose là, pas du Cid). Pour l'écriture elle a commencé à réclamer à 3 ans aussi, mais c'était très frustrant pour elle car elle avait du mal à maîtriser ses petites mains.
Aujourd'hui elle dévore avidement des livres de plusieurs centaines de pages. On lui laisse le choix de ses œuvres ce qui fait qu'elle prend toujours plaisir à se plonger dans ses bouquins. Par défi elle a terminé le dernier volume de Harry Potter en cinq jours, et ce qui m'étonne c'est qu'elle est capable de décrire et de citer le volume et le chapitre des scènes qu'elle a aimées. En ce moment elle termine l'heptalogie des Chroniques de Narnia...
En ce qui concerne Maxime, les choses sont toutes autres : ce dernier n'a jusqu'à présent montré d'intérêt que pour les automobiles et les dinosaures. Il est capable de citer la marque de la plupart des voitures des marchés américain et européen après un coup d'œil d'une fraction de seconde (je suis épaté qu'il connaisse des marques comme Renault, Peugeot, Opel, Seat ou Fiat alors qu'elles sont inexistantes ici). En revanche les exercices de tracé de lignes et de courbes, les jeux mathématiques et compagnie, il ne s'y mettait que quand il en avait vraiment envie, et encore juste pendant deux ou trois minutes. Boscher ou Kumon, Maxime ne s'intéressait pas au "travail".
Ce n'est que tout récemment qu'il a commencé à s'intéresser à la lecture, et plus surprenant encore à l'écriture. Ça a commencé de manière classique par son propre nom qu'il a appris à épeler et à écrire avec les lettres magnétiques du frigo. Puis en associant les lettres à des sons il a vite compris le mécanisme de construction des syllabes. Il commence à essayer de déchiffrer les boîtes de céréales, et il nous surprend parfois à épeler des mots.
On voit bien qu'il s'agit pour lui d'un jeu de construction phonétique et c'est en celà que j'appuie à fond l'apprentissage de la lecture par la méthode syllabique ; je conçois que la méthode dite globale puisse avoir ses vertus dans certains cas, mais je reste persuadé que le fait de savoir assembler les sons pour construire des syllabes puis des mots, ouvre des horizons beaucoup plus larges aux jeunes esprits : ils se voient ainsi offrir une infinité de combinaisons qu'ils peuvent construire à loisir.
Nous ne corrigeons pas Maxime lorsqu'il construit ses mots, tant que la logique phonétique est respectée. Ainsi lorsqu'il nous dit "i comme hibou" ou lorsqu'il épelle "reno pour Renault", nous l'encourageons car en fait c'est lui qui a raison. Là où il m'a le plus surpris dans sa logique implacable, c'est lorsqu'essayant de le piéger je lui ai demandé d'écrire le mot "train" avec des lettres de mousse. J'étais persuadé qu'il n'y arriverait pas puisqu'il ne sait pas encore comment écrire les voyelles nasales. Il n'a pourtant pas hésité une seconde et a placé côte à côte les lettre T et R, suivies du chiffre 1. Logique ! Encore falllait-il y penser...
Maxime commence à écrire, mais à cet âge ce n'est pas encore ça au niveau de la motricité fine. En plus il est gaucher, ce qui ne facilite pas les choses dans un monde de droitiers.
En revanche, les enfants d'aujourd'hui font preuve d'une aisance consternante lorsqu'il s'agit d'utiliser le clavier. Mon ordinateur tourne sous Linux et chacun a son propre compte. Manola a son propre mot de passe secret, mais pour maxime on a fait simple : nom d'utilisateur "maxime", mot de passe "maxime" (même si celui-ci apparaît sous forme d'une série de ronds). Il sait comment se connecter, lancer le navigateur, fermer les fenêtres qui le gênent, lancer ses jeux préférés.
Aujourd'hui en prenant mon portable j'ai constaté que la session en cours était ouverte sous le nom de Maxime, et en tapant un "d" dans le champ de recherche Google, le premier mot qui est apparu dans l'historique est "dinozore" !!!
J'ai demandé à Manola si c'est elle qui avait entré cette recherche, mais que nenni. C'est donc mon petit gnome qui a fait sa recherche tout seul sur les dinosaures, et qui a tenté d'écrire le mot tout seul. Pas mal du tout : ça me rend tout fier. Et pas plus tard qu'aujourd'hui il me demandait d'entrer l'adresse du site de Caillou, et il me l'a même épelé : C-A-Y-"OU".
Je pense que finalement il sera comme Manola et qu'il sera capable de lire correctement avant de commencer le cycle primaire, ce qui lui ouvrira les portes de la connaissance.
Maintenant il faut qu'on surveille sa façon de parler, parce que des fois il a des intonations super bizarres. Mais après tout, c'est un vrai franco-ontarien, donc il n'aura peut-être pas le même accent que ses parents...
Avec Manola ça a été très facile : c'est un enfant qui a non seulement une curiosité débordante, mais en plus elle a soif d'apprendre et de progresser. De plus elle fait preuve de persévérance, et est un tantinet perfectionniste (nous avons dû la calmer de ce côté parce qu'elle en devenait maniaque -- la perfection rend parfois les choses un peu trop lisses, sans réelle saveur). Manola a donc appris à lire très tôt (elle déchiffrait à 3 ans, elle pouvait lire des mots et des phrases simples à 4 ans, elle lisait des livres complets à 5 ans... on parle de petits livres de la bibliothèque rose là, pas du Cid). Pour l'écriture elle a commencé à réclamer à 3 ans aussi, mais c'était très frustrant pour elle car elle avait du mal à maîtriser ses petites mains.
Aujourd'hui elle dévore avidement des livres de plusieurs centaines de pages. On lui laisse le choix de ses œuvres ce qui fait qu'elle prend toujours plaisir à se plonger dans ses bouquins. Par défi elle a terminé le dernier volume de Harry Potter en cinq jours, et ce qui m'étonne c'est qu'elle est capable de décrire et de citer le volume et le chapitre des scènes qu'elle a aimées. En ce moment elle termine l'heptalogie des Chroniques de Narnia...
En ce qui concerne Maxime, les choses sont toutes autres : ce dernier n'a jusqu'à présent montré d'intérêt que pour les automobiles et les dinosaures. Il est capable de citer la marque de la plupart des voitures des marchés américain et européen après un coup d'œil d'une fraction de seconde (je suis épaté qu'il connaisse des marques comme Renault, Peugeot, Opel, Seat ou Fiat alors qu'elles sont inexistantes ici). En revanche les exercices de tracé de lignes et de courbes, les jeux mathématiques et compagnie, il ne s'y mettait que quand il en avait vraiment envie, et encore juste pendant deux ou trois minutes. Boscher ou Kumon, Maxime ne s'intéressait pas au "travail".
Ce n'est que tout récemment qu'il a commencé à s'intéresser à la lecture, et plus surprenant encore à l'écriture. Ça a commencé de manière classique par son propre nom qu'il a appris à épeler et à écrire avec les lettres magnétiques du frigo. Puis en associant les lettres à des sons il a vite compris le mécanisme de construction des syllabes. Il commence à essayer de déchiffrer les boîtes de céréales, et il nous surprend parfois à épeler des mots.
On voit bien qu'il s'agit pour lui d'un jeu de construction phonétique et c'est en celà que j'appuie à fond l'apprentissage de la lecture par la méthode syllabique ; je conçois que la méthode dite globale puisse avoir ses vertus dans certains cas, mais je reste persuadé que le fait de savoir assembler les sons pour construire des syllabes puis des mots, ouvre des horizons beaucoup plus larges aux jeunes esprits : ils se voient ainsi offrir une infinité de combinaisons qu'ils peuvent construire à loisir.
Nous ne corrigeons pas Maxime lorsqu'il construit ses mots, tant que la logique phonétique est respectée. Ainsi lorsqu'il nous dit "i comme hibou" ou lorsqu'il épelle "reno pour Renault", nous l'encourageons car en fait c'est lui qui a raison. Là où il m'a le plus surpris dans sa logique implacable, c'est lorsqu'essayant de le piéger je lui ai demandé d'écrire le mot "train" avec des lettres de mousse. J'étais persuadé qu'il n'y arriverait pas puisqu'il ne sait pas encore comment écrire les voyelles nasales. Il n'a pourtant pas hésité une seconde et a placé côte à côte les lettre T et R, suivies du chiffre 1. Logique ! Encore falllait-il y penser...
Maxime commence à écrire, mais à cet âge ce n'est pas encore ça au niveau de la motricité fine. En plus il est gaucher, ce qui ne facilite pas les choses dans un monde de droitiers.
En revanche, les enfants d'aujourd'hui font preuve d'une aisance consternante lorsqu'il s'agit d'utiliser le clavier. Mon ordinateur tourne sous Linux et chacun a son propre compte. Manola a son propre mot de passe secret, mais pour maxime on a fait simple : nom d'utilisateur "maxime", mot de passe "maxime" (même si celui-ci apparaît sous forme d'une série de ronds). Il sait comment se connecter, lancer le navigateur, fermer les fenêtres qui le gênent, lancer ses jeux préférés.
Aujourd'hui en prenant mon portable j'ai constaté que la session en cours était ouverte sous le nom de Maxime, et en tapant un "d" dans le champ de recherche Google, le premier mot qui est apparu dans l'historique est "dinozore" !!!
J'ai demandé à Manola si c'est elle qui avait entré cette recherche, mais que nenni. C'est donc mon petit gnome qui a fait sa recherche tout seul sur les dinosaures, et qui a tenté d'écrire le mot tout seul. Pas mal du tout : ça me rend tout fier. Et pas plus tard qu'aujourd'hui il me demandait d'entrer l'adresse du site de Caillou, et il me l'a même épelé : C-A-Y-"OU".
Je pense que finalement il sera comme Manola et qu'il sera capable de lire correctement avant de commencer le cycle primaire, ce qui lui ouvrira les portes de la connaissance.
Maintenant il faut qu'on surveille sa façon de parler, parce que des fois il a des intonations super bizarres. Mais après tout, c'est un vrai franco-ontarien, donc il n'aura peut-être pas le même accent que ses parents...

Viendez nombreux, bande de geeks.