Vous l’avez sans doute remarqué le site était dans les choux ces derniers jours. Suite à un malheureux concours de circonstances je me suis retrouvé avec un site web en rade depuis jeudi dernier...
Mais aujourd’hui tout est rentré dans l’ordre, et j’en profite donc pour tout recommencer à zéro, comme je l’ai déjà fait à plusieurs reprises !
Et certains auront bien entendu remarqué que je suis repassé à mon système de gestion de contenu préféré :
SPIP ! (...)
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Enfin ! Depuis que nous avons déménagé au Canada, des membres de la famille de Noey vivant en France daignent finalement nous rendre visite.
Il est vrai que Vanh, Joy et Tiff étaient venus nous dendre visite à Toronto mais ça compte pas : ils vivent au Texas...
La famille en France nous avait jusqu’à présent superbement snobé, et c’était à nous d’aller les voir en France. Mais voilà, nous avons maintenant décidé de ne plus passer toutes nos vacances au pays des fromages qui puent, parce que nous aussi nous voulons profiter de nos vacances... d’autant plus qu’ici on en a peu — pas de cinq semaines minimum [1], pas de RTT.
Et l’argument "Mais y’a rien à voir en Amérique du Nord" ne marche pas avec moi : et nous, alors ? on compte pour du beurre ? Vous voulez pas venir nour voir ?
Enfin bon, les choses changent : vendredi prochain nous allons chercher Mamie, Papi et bao Phet à l’aéroport de Toronto — Yippee ! J’ai vraiment hâte de leur faire visiter... euh... voyons... ah ben c’est vrai qu’il n’y pas grand-chose à voir par ici, haha [2]. Mais y’a nous, et c’est ce qui compte, non ?
[1] Ne vous méprenez pas je ne me plains pas : il est vrai que j’ai moins de jours de congés ici, mais j’ai en contrepartie une qualité de vie que je n’avais pas avant : un environnement sûr pour mes enfants et un quotidien exempt du stress et de la violence qui caractérisent la société française.
[2] Je blague, on va quand même au moins les emmener aux chutes du Niagara, à la tour CN et... je sais pas, Pacific Mall par exemple, histoire de les plonger en plein Hong Kong.
C’est aujourd’hui la fête des francophones du Canada. Bonne fête à nous !

De tout, de rien, des trucs sans rapports les uns avec les autres, sans ordre précis.
[1] C’est également la fête "nationale" du Québec, qui pour des raisons politiques essaye également de s’approprier cette fête, mais je suis désolé c’est une fête qui se célèbre chez tous les francophones de la confédération canadienne.
[2] Après Saint-John’s de Terre-Neuve, fondée en 1583 ; Québec fut fondée en 1608 (trois ans après Port-Royal, Nouvelle-Écosse ; Port-Royal fut détruite par les Anglois en 1618).
Comment ça vous ne savez pas ce qu’est Firefox ? Mais dans quelle grotte perdue avez-vous passé ces dernières années ???
Firefox est un navigateur web qui fonctionne sous Linux, Mac OS, Solaris et potentiellement d’autres plateformes... même Windows. Il n’est pas intégré au navigateur de fichier ou à toute autre partie intimement liée au fonctionnement interne du système d’exploitation, ce qui réduit considérablement les possiblités d’infections en tous genres qui seraient liées à l’utilisation d’une telle architecture.
Firefox 3 est rapide. Beaucoup plus rapide que Firefox 2, et c’est peut-être le plus rapide des navigateurs actuels.
Firefox 3 s’applique à suivre les standards du web et ne se permet pas des fantaisies qui rendent vos pages web incompatibles avec le reste du monde si vous les programmez pour Firefox. D’ailleurs il est stupide de faire des pages "optimisées pour Firefox". Il suffit de faire des pages "optimisées pour le web" et elle fonctionneront très bien sous Firefox, Opera ou Safari. Avec Internet Explorer les résultats devraient être corrects mais sans plus. Et si vous faites des pages "optimisées pour Internet Explorer" avec des trucs qui ne marchent qu’avec Internet Explorer... réveillez-vous, l’année 1993 c’était il y a 15 ans !
Firefox 3 est gratuit, Firefox est libre. Il n’est pas rattaché à un système en particulier et son code est disponible et modifiable à souhait... si vous en avez le courage.
Firefox 3 sort officiellement demain, le 17 juin 2008. Téléchargez-le demain, et aidez Firefox à figurer au livre Guinness des Records.
Les media canadiens sont en ébullition face au projet de loi C-61 visant à amender le loi sur le droit d’auteur.
Il semblerait en effet que si cette loi est adoptée, le Canada passerait d’une situation où les consommateurs jouissent d’une très grande liberté en ce qui concerne la copie de production littéraire et artistique, à un carcan légal qui serait encore plus restrictif que l’infâme DMCA américain.
Il deviendrait ainsi illégal d’utiliser un téléphone portable déverrouillé (ou "dé-simlocké" comme on dit dans l’hexagone), ou encore de recopier le contenu d’un CD acheté en toute légalité sur un lecteur audio numérique de genre iPod (ou "eee-Pod" comme on dit au pays des fromages). Je serais dans l’illégalité si je continuais à transférer mes DVD dans mon juke-box vidéo numérique, le simple fait de visionner un DVD zone 2 [1] ferait de moi un dangereux criminel, de même que copier-coller un extrait issu d’une publication électronique...
Je vous invite à lire le texte de proposition de loi ici (anglais et français) et à faire un tour sur le carnet de Michael Geist, professeur de droit à l’université d’Ottawa, célèbre pour ses interventions concernant tout ce qui touche à l’encadrement légal de ce qui touche à internet et aux technologies. Vous pourrez en passant lire ses 30 propositions sur ce que vous, en tant que citoyens, pouvez faire pour que cette loi ne passe pas.
[1] Le Canada est en zone 1, mais 50% de la population de Toronto, la plus grande ville Canadienne, vient de l’étranger, possédant souvent avec une collection de DVD d’outre-mer encodés pour des zones diverses.
Pendant mes quelques jours d’absence, il paraît que j’ai failli perdre ma fille.
En effet celle-ci mangeait du pain quand elle s’est aperçu qu’il y avait un truc suspect de couleur verte (sur la partie qu’elle n’avait pas mangé).
Elle a demandé à sa maman de quoi il s’agissait, et Noey lui a donc expliqué qu’il s’agissait de mycélium, des champignons microscopiques qui se développent partout où ils peuvent et qu’on appelle aussi communément moisissure.
Alarmée, Manola a demandé si c’était dangereux. Et effectivement certains champignons (ou leurs spores) peuvent avoir des effets nocifs sur la santé allant même jusqu’à provoquer la mort. Réponse factuelle mais qui ne s’applique pas forcément au cas présent...
Et là ce fut le drame : Manola a réellement cru qu’elle allait bientôt mourir et que sa fin était proche ; elle a éclaté en sanglots en déclarant qu’elle ne voulait pas mourir. J’imagine que ça a dû être poignant, connaissant ma fille et sa sensibilité face à certains sujets.
Une fois ses sanglots maîtrisés elle a commencé à écrire une liste : Harry Potter et les reliques de la mort, la deuxième série de Spiderwick, Narnia’s Chronicles, Tom-Tom et Nana, Les aventures de Tintin, Astérix le Gaulois, etc.
Noey, perplexe lui a demandé ce qu’elle faisait. Ce à quoi Manola lui a répondu qu’elle dressait une liste de tout ce qu’elle voulait lire avant de mourir.
Du coup je crois qu’elle a eu droit à un sursis divin afin de pouvoir lire sa liste d’ouvrages...
Ça rate jamais, c’est toujours sur moi que ça tombe.
Table de cinq dans un resto mexicain à Fort-Worth, TX. On s’installe, on commence à regarder les menus et le serveur nous demande ce qu’on boit.
On consulte la carte des cocktails et je me prends un truc bien touriste du genre Piña Colada. Et bien entendu le gars me demande une pièce d’identité. Et rien qu’à moi. C’est TOUJOURS sur moi que ça tombe. Évidemment le gars regarde mon permis, me le rend et continue son boulot, y’a pas de problème, j’ai plus de 21 ans.
Mais pourquoi moi ?
Le pire c’est qu’exactement la même chose m’était arrivé sept ans auparavant avec quasiment les mêmes personnes (on remplace juste Ta par Noey et on a exactement les mêmes) alors que je commandais un verre de vin rouge pendant un déjeuner à Orlando, FL.
Presque la même scène... les anglos appellent ça le "déjà vu" (day-jah-voo) : tout le monde commande sa boisson, je ne suis pas le seul à prendre quelque chose d’alcoolisé, mais le serveur me demande une preuve d’identité... juste à moi.
Oui, oui, je sais ça peut être pris comme quelque chose de flatteur, du moins la première fois... mais pas à chaque fois tout de même. C’est un peu vexant.
Vivement les rides qu’on me prenne un peu au serieux ! (je sais que pour la barbe je peux toujours attendre ; et avec un peu de chance si je suis bien sage dans cette vie, peut-être que dans la prochaine j’aurais un timbre profond et suave plutôt que cette voix de fausset).
Pour les vols vers les USA au départ de Toronto, le passage au bureau d’immigration américain se fait avant l’embarquement. Il faut donc s’enregistrer au moins 60 minutes avant le décollage. Pas 59 minutes parce qu’à ce moment là c’est râpé, ils ne vous laissent plus passer.
J’avais de la marge : je me suis présenté au comptoir 63 minutes avant l’heure du vol...
Et une fois à la porte d’embarquement je me suis aperçu que j’avais oublié mon Blackberry dans la voiture.
Argh ! Zut ! Damned ! Flûte ! Palsambleu ! Cornegidouille !
Plus de téléphone, plus d’email, plus de MSN, plus de GPS, plus de carnet d’adresses, plus de notes diverses... plus rien.
Je me suis senti comme lorsque mon fidèle Palm Vx a rendu l’âme, transi de froid à Montréal, 7 ans auparavant : tout nu. C’est un sentiment étrange, comme si j’avais soudain subi l’ablation d’une partie importante de mon encéphale, comme si j’avais oublié dans ma voiture une partie de moi-même, un outil indispensable à la survie dans cette contrée inconnue et hostile dans laquelle j’allais atterrir 3h30 plus tard. Mon gri-gri, mon doudou, mon objet magique dont le seul fait de le sentir à la ceinture m’apporte le réconfort.
Mêlé à cet étrange sentiment de vide un éclair de panique fait aussitôt place à un grand désarroi.
Premier réflexe : je regarde autour de moi pour repérer les téléphones publics : ils fonctionnent à pièces et coûtent 50¢ l’appel local. La dernière fois que j’en ai utilisé un c’était 25¢, je me demande quand est-ce que ça a augmenté. Et je n’ai jamais de pièces sur moi ! Je n’utilise d’ordinaire que mon porte-monnaie de plastique : ma carte de débit... Foutu, je suis foutu. Je ne peux plus recevoir d’appel, et je ne peux même pas en passer.
Deuxième réflexe : je dégaine mon fidèle EeePC, pour m’apercevoir que la connexion sans-fil à l’aéroport Pearson est payante ! Je ne vais tout de même pas payer pour les 30 minutes qu’il me reste à la porte d’embarquement !!! Mais du coup je n’ai pas d’email, pas de MSN, pas de Skype, et pas d’accès à mes documents en ligne. Et en plus j’avais soigneusement noté les coordonnées de V. dans mon Blackberry, pour la contacter dès mon arrivée à l’aéroport de DFW afin d’organiser la soirée.
J’ai pris sur moi en me disant qu’on arrivait bien à vivre avant sans tous ces gadgets électroniques, et que ça n’empêchait pas le monde de tourner. Mais en fait ça ne m’a ni rassuré ni calmé.
Enfin bon, j’ai pas le choix hein ?
Heureusement j’ai le PC et j’ai bien pris soin de réserver une chambre d’hôtel qui comprend l’accès haute-vitesse, parce que faut quand même pas pousser, je veux bien voyager, mais j’ai besoin de mon accès au net.
Et puis j’ai vérifié, les locaux où je passerai les prochains jours sont équipé d’accès gratuit sans-fil, je vais pouvoir guetter l’arrivée des e-mails.
Je crois que j’ai développé un genre de dépendance. Je pense qu’il faut commencer le sevrage.
Je commence demain. Enfin si j’ai le temps. Parce que c’est vrai quoi, j’arrête quand je veux.
Cette kermesse est organisée par un groupe constitué à l’origine de parents de l’école francophone l’Harmonie de Waterloo, et l’association de quartier de Vermont Park.
Elle a pour ambition de devenir un événement fédérateur pour la communauté francophone de Kitchener-Waterloo [1], et aussi de promouvoir les projets d’aménagement paysager du parc de l’école l’Harmonie. Cette année était la deuxième édition de l’événement.
Avec l’expérience (ce projet est parti de rien et tient encore par des bouts de ficelle) je suis certain que dans les années à venir cet événement réussira à attirer les francophones et francophiles de la région.
Je salue le travail de Stephen, Todo, Sylvie, Judith, Eileen et le reste de la bande, et je promets de mettre la main à la pâte l’année prochaine :)
[1] Ça c’est moi qui le dis...