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Ô Canada

Canada TuxC’est aujourd’hui la fête du Canada, et pour la première fois depuis que nous sommes ici le temps est pluvieux le jour de la fête nationale.

Mais bon, c’est pas un petit crachin qui va empêcher les Canadiens de faire la fête : ils sont quand même habitués à pire comme conditions météorologiques. Alors on va se rouler sur la pelouse de Columbia Park et on va y assister au feu d’artifice. Non mais !

Et puis le bon côté des choses c’est que nous n’avons pas à arroser nos salades.

HAPPY CANADA DAY!


William Shatner - I Am Canadian

If you don’t know what this video is referring to, check the original Molson commercial, or the Edge 102 spoof.

Firefox 3.5 est sorti

C’est bon, mangez-en.

Bien arrivée

Notre toute petite Manola a traversé l’Atlantique toute seule comme une grande. Elle est bien arrivée à Paris et n’a pas eu un vol trop stressant puisqu’elle a dormi tout au long du trajet.

Et c’est parti pour un mois de délicieuses pâtisseries, fromages en tous genres, et bon vin lait UHT. Sans oublier les slaloms entre les crottes de chiens.

Bonnes vacances en France, ma petite !

Vrac de juin

  • Bienvenue à โมนิก้า “แตงโม”, ma toute nouvelle nièce qui vient de voir le jour à กรุงเทพฯ, la cité des anges, pour ainsi dire à l’autre bout du monde … Ça fait tout drôle d’être enfin tonton, ou plus précisément « Bác Hai ». Et félicitations aux nouveaux parents ! จูบ จูบ à tous les trois, et un énorme หอม à bébé !
  • On attend les photos…
  • En parlant de nièce, nous avons hérité pour deux mois d’une nièce de presque 16 ans, directement arrivée de France. Un avant-goût de ce qui nous attend pour la crise d’adolescence de nos rejetons. Il va falloir la tenir occupée et lui donner des occasions de pratiquer l’anglais, chose que nous ne faisons pas à la maison.
  • Comme avoir trois enfants à la maison c’est trop fatigant, nous envoyons notre fille passer un mois en France. Elle n’a pas l’air d’avoir trop peur de voyager seule et est très impatiente de pouvoir faire les bouquinistes de Saint-Michel dans l’espoir de revenir les valises pleines de livres d’occasion.
  • Notre fillotte ne reviendra pas seule du pays des fromages qui puent… elle sera accompagnée de sa cousine qui a le même âge qu’elle. Nous aurons ainsi les deux sœurs chez nous pour le mois d’août.
  • Et comme si ça ne suffisait pas, la nièce du Texas a envie de retrouver ses cousines de France et du Canada. Il y a des chances pour qu’elle vienne nous rejoindre en août.
  • J’ai l’impression que la maison va ressembler à une colonie de vacances.
  • C’est Maxime qui va être content avec toutes ces filles à la maison. J’espère qu’il ne se sentira pas trop délaissé.
  • C’est l’été au cas où vous ne l’auriez pas remarqué. Nous on l’a bien remarqué, à tel point qu’on a mis la climatisation en route (la chaleur insoutenable rendrait autrement le sommeil impossible). Je bloque le thermostat à 25°C, parce que si je mets plus bas Noey me fait les gros yeux. C’est promis, j’éteins la clim dès que la chaleur baisse, mais là il fait vraiment trop lourd. En attendant on profite du monde moderne : climatisation centrale électronique programmable… et silencieuse. C’est trop cool ! (haha ! jeu de mots, comme dirait Maître Capellovici)
  • Nous sommes allés à la pêche. C’était marrant et les enfants se sont bien amusés, mais tout ce que j’ai réussi à attraper c’est un coup de soleil.
  • Aujourd’hui c’est la Saint-Jean, le jour de la fête des francophones du Canada et des États-Unis. Youpi ! En fait on va célébrer ça samedi avec les quelques francophones de la région. Les Québécois sont aussi admis aux célébrations, même si l’événement a chez eux une dimension très politique, servant la cause de leur mouvement nationaliste. Ils se le sont même approprié au nez et à la barbe des autres communautés francophones du Canada en prétendant que c’est leur fête nationale.
  • Mais chacun sait que la fête nationale c’est le 1er juillet !
  • J’ai passé une certification IBM XIV en urgence, et on va même bientôt avoir un XIV au boulot pour faire joujou avec. J’ai hâte de voir ça.
  • La partition Windows de Noey est toute cassée : du coup elle est sous Linux. Oh il y a bien deux ou trois bricoles qui lui manquent, mais globalement ça se passe bien sous Ubuntu, alors il n’y a pas urgence pour réparer le disque. Du coup six de nos sept machines roulent maintenant sous Linux. La septième est sous BSD.
  • Les enfants ont encore une journée d’école. Après il va falloir trouver quoi faire avec eux. On va sûrement faire des trucs classiques comme cueillir des fraises, faire un tour à Niagara, aller à la plage (les plages publiques des lacs Huron, Erie ou Ontario sont des plages de sable fin et il y a des vagues : c’est comme aller à la mer, sauf que l’eau n’est pas salée et qu’on a de la place pour étaler sa serviette. On se fera aussi des petites escapades… Chicago, Montréal et peut-être New-York…
  • J’espère qu’on aura aussi le temps (et le courage) de fabriquer une cabane de jardin qui nous servira d’abri à vélos (et de tondeuse) en hiver.
  • À propos de tondeuse… l’herbe pousse à une vitesse incroyable. Il serait temps que je la passe. Mais il fait trop chaud pour travailler ! (Ça existe encore le Pulco ??)

Abstention 2009

Message envoyé à je ne sais même pas qui, par l’intermédiare du formulaire contact du site GAEL (le Guichet d’Administration ÉLectronique) du Ministère des Affaires Étrangères.

Vote en ligne sur le site de l’AFE jusqu’au 4 juin ? Oui, à condition d’avoir créé un code d’élection par le site GAEL, auquel on accède grâce au Code NUMIC (précédé de un ou plusieurs zéro selon le cas, le programme informatique n’étant pas capable de le faire par lui-même) qui N’est PAS le numéro d’immatriculation consulaire, et pour lequel on doit créer un pseudo mot de passe que l’on doit insérer à l’aide d’une interface qui ressemble à mauvais test psycho-technique de cabinet de recrutement (il vous faut une lettre manuscrite avec ça ?) Et le code permettant de voter jusqu’au 4 juin doit être créé avant le 2 juin à midi heure de Paris… ce que je viens de découvrir quelques heures trop tard. J’aurais dû créer mon code avant ce matin 6h du matin (heure de Toronto), bien que l’isoloir électronique soit ouvert jusqu’au 4 juin…

Vous rendez-vous compte de la complexité et de l’absurdité du procédé ?! L’informatique est sensée rendre les choses plus simples, pas plus complexes, c’est du moins mon avis de professionnel de l’informatique.

Je suis désolé, mais je vais passer cette élection, car je n’ai pas de bureau de vote dans mon école de quartier, et perdre une journée entière pour me rendre au centre-ville de Toronto (sans compter l’essence et le stationnement payant) est suffisamment dissuasif pour me faire renoncer à mon devoir de citoyen.

Merci de faire suivre la présente à qui de droit, en espérant qu’elle aura au moins le mérite de rendre le processus de vote électronique plus accessible pour le commun des mortels.

Bien à vous. Minh Quang, abstensionniste malgré lui pour l’élection 2009 de l’Assemblée des Français de l’Étranger Waterloo, Ontario, Canada

Et je n’ose même pas imaginer ce à quoi j’aurais été confronté si j’avais pu accéder au site de vote en ligne, qui est encore ouvert mais dans lequel je ne peux pas entrer parce que je n’ai pas créé mon code à temps sur l’autre site.

Et dire que nous avion bien fait attention de renouveler notre inscription consulaire avant le 31 décembre (parce que sinon on peut pas voter pendant TOUTE l’année suivante — c’est-y pas un sacré anachronisme, ça ?)

Urticaire

Je viens de passer une semaine horrible, avec un urticaire géant qui est apparu d’on ne sait où lundi matin, et qui n’est pas encore complètement parti. C’est ainsi que j’ai passé mon temps entre les sensations de brûlure, les démangeaisons et la somnolence causée par les anti-histaminiques. Et ce matin c’est la grosse migraine parce qu’en fait, bien que les médicaments m’aient assommé, mon sommeil était agité en raison des démangeaisons.

Ce matin c’est presque parti (ça ne brûle plus en tout cas), et il fait beau, alors je vais tenter de sortir un peu ce week-end pour compenser cette semaine perdue… en croisant les doigts pour que ça ne revienne pas.

Voilà, c’était mon billet de petit vieux, celui où je vous raconte mes ennuis de santé.

Civil-État

En tant que parents, nous avons été confrontés au choix des prénoms de nos enfants. Et lors de ces choix, il nous a fallu concilier les cultures de trois pays, à savoir la France où nous avons grandi, le Laos d’où est originaire Noey, et le Viet-Nam qui est mon pays d’origine.

Ainsi il nous a fallu préparer six prénoms à la naissance de chacun de nos deux enfants : trois prénoms féminins et trois prénoms masculins (nous n’avons pas voulu savoir le sexe de nos enfants avant l’accouchement), c’est à dire deux prénoms français, deux prénoms laotiens, deux prénoms vietnamiens.

Ensuite nous avons décidé de mettre comme premier prénom celui qui nous semblait sonner le mieux dans les trois langues. Nous appelons donc notre fille par son prénom laotien, et notre fils par son prénom français.

Il faut de plus savoir que selon les pays, l’ordre des noms et prénoms est différent : en France on met le prénom avant le nom dans la vie courante, mais parfois on inverse dans des circonstances plus officielles. Au Laos le prénom vient avant le nom, au Viet-Nam le patronyme vient toujours avant le prénom.

De plus au Laos, on n’appelle pas les gens par leur prénom : on utilise généralement un surnom. Quasiment tout le monde a un surnom, et il arrive parfois que l’on ne connaisse un proche que par ce surnom. Une fois Noey avait dû faire des démarches administratives pour une cousine, et elle s’est aperçue au moment de remplir un formulaire qu’elle ignorait l’état-civil de sa cousine !

D’ailleurs, Noey ne s’appelle pas Noey : c’est son surnom. C’est comme ça que tout le monde l’appelle, même si ça ne figure pas sur ses papiers d’identité.

Les surnoms laotiens ou thailandais (c’est presque la même langue alors ils sont mutuellement compréhensibles) sont souvent des mots d’une syllabe qui décrivent une caractéristique physique. Noey signifie « petite ». Des jumeaux peuvent être appelés Choi et Toui, ce qui signifie « mince » et « gros ». Parfois on utilise une syllabe du véritable prénom, ou parfois on utilise juste un mot qui décrit le sexe de l’enfant, comme Bak Ham ou I Mo que l’on pourrait traduire respectivement par « quéquette » et « zézette ». Bien que ce dernier exemple soit véridique (par exemple dans le film Ong Bak, l’un des personnages s’appelle Bak Ham Lé qui signifie quelque chose comme « quéquette bronzée » ) je ne pense pas que ça soit très conseillé pour un enfant qui grandira dans un environnement occidental, où ce genre de pratique n’est pas courante. Parfois les surnoms peuvent juste être des jeux de mots ou des trucs rigolos sans réelle signification. Noey me faisait part récemment de la lecture d’un blog où l’on décrivait deux jumeaux surnommés Play et Pause. Leurs parents devaient être d’avides amateurs de soap-operas thailandais en cassettes VHS…

Petite anecdote au sujet des noms de famille laotiens : ils sont presque toujours uniques, ce qui signifie que deux personnes portant le même patronyme ont de grandes chances d’être apparentées. Il existe toutefois des exceptions, car certains noms considérés comme prestigieux peuvent s’acheter pour se donner de l’importance, comme il était autrefois possible en France de se faire ajouter une particule moyennant finances.

En revanche chez les Vietnamiens il y a peu de patronymes : c’est le même système que chez les Chinois, avec d’ailleurs parfois des correspondances : Nguyen (viet) correspond à Yuan ou Ruan (chinois), Tran correspond à Chan, etc. Les noms de famille n’indiquent pas forcément une parenté commune car au fil des renversements de dynasties impériales et prises de pouvoir de seigneurs, il y avait des changements de noms en masse pour éviter de se faire égorger lors d’une opération d’annihilation de toute trace de la famille déchue… par conséquent, le fait qu’un Vietnamien sur sept se nomme Nguyen ne signifie pas qu’il soit descendant de la dynastie Nguyen. C’est d’ailleurs peu probable car les véritables descendants des Nguyen portent des noms différents, beaucoup moins courants.

Au Viet-Nam les prénoms sont souvent composés, et l’on appelle les gens par la deuxième partie de leur prénom. Si par exemple vous connaissez quelqu’un qui se prénomme Minh Quang, l’usage veut que vous l’appeliez Minh Quang ou Quang. Mais pas Minh. Parce que si ça se trouve son frère s’appelle aussi Minh Quelquechose, et tous ses cousins s’appellent également Minh Autrechose. D’ailleurs son père s’appelle peut-être lui aussi Minh Encoreautrechose. Et je n’ai pas pris ces exemples au hasard !!!

Bien que je me sois habitué à la manie occidentale d’utiliser la première partie de mon prénom comme diminutif, c’est une source de malentendus lorsque vous vous trouvez dans un contexte vietnamien.

Si vous rencontrez une personne d’origine vietnamienne qui s’appelle Nguyen Thi Kim, vous saurez que son nom de famille est Nguyen, que son prénom est Kim et que c’est une femme (le « Thi » est la marque d’un prénom féminin). Si ça avait été Nguyen Van Kim, on saurait que c’est un homme.

Vous appellerez donc cette personne Kim (en préfixant par la particule de politesse qui convient, selon le sexe, l’âge et le rang de la personne) mais en aucun cas Thi ou Van, parce que ça ne veut rien dire d’appeler quelqu’un ainsi. De plus écrire Thi Kim Nguyen, avec le nom de famille à la fin, ça fait vraiment très bizarre parce que c’est à l’envers. Évitez ça.

Les vietnamiens du Sud utilisent aussi des surnoms. Mais ce n’est pas aussi compliqué que chez les Lao/Thai. En fait c’est juste des numéros : on commence par « Deux » parce qu’un enfant ne peut pas être « Numéro Un » dans la hiérachie familiale (c’est la place réservée au père). Par exemple je me rappelle tous ces « Oncle Quatre » ou « Tante Trois » de mon enfance. Je ne les connaitrais jamais sous un autre nom. Et c’est ainsi que mes enfants appellent mon frère « Chu Ba », ce qui signifie « Oncle Trois ».

Pour nos propres enfants en revanche nous n’avons pas choisi de surnoms. Tout au plus appelons nous parfois Maxime « Max ». Pour Manola il n’y a pas de diminutif. S’il devait y en avoir un ce serait sûrement « La » ou « I La », mais je trouve que ça ne lui va pas.

Voilà, vous en savez un peu plus sur la façon de vous adresser à un Lao, un Thai ou un Viet. alors vous pourrez vous exercer la prochaine fois que vous en rencontrerez un :)

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